Des opposants aux gaz de schiste se font entendre à Longueuil

Une soixantaine de citoyens ont manifesté leur opposition à l'exploitation des gaz de schiste mardi, à Longueuil. Une soixantaine de citoyens ont manifesté leur opposition à l'exploitation des gaz de schiste mardi, à Longueuil.

Une soixantaine de personnes ont réaffirmé leur opposition à l'exploitation des gaz de schiste, mardi soir, à Longueuil, dans le cadre de la deuxième soirée d'information et d'échange du Comité de l'évaluation environnementale stratégique sur les gaz de schiste.

Après une première rencontre mouvementée la veille, à Saint-Hyacinthe, le comité créé par le ministre du Développement durable pour pousser plus loin les études d'impacts de l'exploitation du gaz de schiste a aussi entendu nombre de citoyens mécontents.

Les opposants ont notamment réclamé un moratoire sur l'exploitation des gaz de schiste. Pour eux, les études sont inutiles tant que l'industrie peut encore faire de l'exploration et de l'exploitation.

Plusieurs citoyens ont demandé le retrait d'un membre du comité qui travaille pour l'entreprise Talisman Energy. Ils estiment que les compagnies gazières ont déjà suffisamment d'influence sur le gouvernement.

L'émotion était vive tout au long de la soirée, particulièrement lors de témoignages de gens habitant près d'un puits de gaz de schiste.

Lise Fradette, une résidente de La Présentation, vit près d'un puits qui fuit, polluant l'air et menaçant la nappe phréatique. « Moi je n'en suis plus à l'étape d'un comité d'études environnemental stratégique, j'en suis à ce que quelqu'un se lève au gouvernement et me dise : "je m'excuse" », a témoigné Mme Fradette devant le comité.

Le Comité de l'évaluation environnementale stratégique sur les gaz de schiste tiendra deux autres soirées de consultation, soit mercredi à Saint-Flavien, dans Chaudière-Appalaches, et jeudi à Bécancour, dans la région du Centre-du-Québec

Comité de l'ÉESLe Comité de l'évaluation environnementale stratégique (ÉES) sur les gaz de schiste a été créé le 12 mai dernier par le ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Pierre Arcand, à la suite d'une recommandation du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE). Le BAPE avait fait cette recommandation dans son rapport sur le développement de l'industrie des gaz de schiste au Québec, rendu public en mars dernier.

Les rencontres visent à « bonifier » le plan de réalisation de l'ÉES, rendu public en octobre, « en fonction des commentaires et des préoccupations des citoyens », peut-on lire dans un communiqué du Comité de l'ÉES. Une consultation en ligne est aussi menée sur le site web du comité au www.ees-gazdeschiste.gouv.qc.ca. Elle a récemment été prolongée jusqu'au 15 janvier.

Le mandat du Comité, qui a débuté le 26 mai 2011 pour une durée d'environ deux ans, est de préparer un plan de réalisation comportant cinq volets :
  • L'évaluation des enjeux environnementaux;
  • L'évaluation des enjeux sociaux;
  • L'évaluation de la pertinence socioéconomique de l'exploitation de la ressource gazière;
  • L'examen de la réglementation encadrant les projets d'exploration et d'exploitation gazières;
  • L'évaluation de la pertinence de la mise sur pied d'observatoires scientifiques et la détermination de mécanismes de suivi appropriés.

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