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Après des groupes de Montréal voués au soutien des personnes atteintes du VIH/sida et du cancer, des organismes qui s'occupent de l'accompagnement des personnes malades en Montérégie dénoncent l'arrêt prochain de leur financement par Centraide.
L'organisation philanthropique, qui vient de lancer une campagne publicitaire dans le but d'amasser 59 millions de dollars, a décidé qu'à l'avenir, elle consacrerait ses fonds aux organismes de lutte à l'exclusion et à la pauvreté. Après un long processus de réflexion stratégique, Centraide du Grand Montréal a statué que la santé physique n'était plus un axe prioritaire de la lutte contre la pauvreté.
L'Association sclérose en plaques Rive-Sud (ASPRS), qui comptait depuis 30 ans sur le financement de Centraide, devra se passer de cette importante somme dès 2014. L'association sera privée de 115 000 $, soit le tiers de son budget.
La directrice générale de l'ASPRS, Nancy Caron, s'explique mal que Centraide mette une croix sur les organismes comme le sien, tout en disant s'attaquer à la pauvreté. « Les gens qui ont une maladie, que ce soit la sclérose en plaques, le cancer ou le VIH/sida, ce sont des gens qui sont pauvres », explique-t-elle. Si l'association ne trouve pas de nouvelle source de financement, elle devra fermer ses portes.
Par ailleurs, Centraide invite l'Agence de la santé et des services sociaux de la Montérégie à prendre le relais pour ce financement. Mais cette dernière n'a pas l'intention de s'engager en ce sens pour le moment.
Avec un reportage de Philippe-Antoine Saulnier