Un train de l'Agence métropolitaine de transport (archives)
L'Alliance pour le financement des transports collectifs TRANSIT demande à Québec de quintupler les redevances sur les carburants et les combustibles fossiles pour assurer le développement des transports collectifs.
Selon des données compilées par le regroupement, les réseaux de trains de banlieue, de métro et d'autobus du Québec atteignent actuellement un niveau de popularité inégalé.
Or, le réseau actuel de transport en commun est complètement saturé, constate TRANSIT, un regroupement d'organismes intéressés par le financement du transport collectif.
D'après des données publiées par l'organisme, il y a deux semaines, l'achalandage du réseau de l'Agence Métropolitaine de Transport a bondi de 19 % entre septembre 2010 et septembre 2011.
L'alliance constate également que la Politique québécoise du transport collectif, qui visait une hausse de 8 % de l'achalandage dans les transports en commun de la province d'ici 2012, a déjà largement dépassé cet objectif.
La congestion causée par les chantiers routiers explique en grande partie cette augmentation selon TRANSIT. L'Alliance demande par conséquent au gouvernement du Québec de débloquer rapidement des fonds pour augmenter les services, puisque la demande devrait continuer de s'accroître au cours des prochaines années.
Quintupler les redevances sur les carburants
Pour assurer l'avenir du développement des transports collectifs au Québec, le groupe TRANSIT recommande au gouvernement du Québec de prolonger et de bonifier le Programme d'aide gouvernementale à l'amélioration des services de transport en commun (PAGASTC) qui doit prendre fin le 31 décembre prochain.
Le PAGASTC est actuellement financé par le Fonds vert, créé en 2006 par le gouvernement du Québec à partir de l'imposition d'une redevance imposée aux distributeurs de carburants et de combustibles. Cette redevance permet à Québec de verser chaque année plus de 200 millions de dollars dans le Fonds vert.
Un bus de la Société de transport de Laval
Pour doter les services de transport publics des ressources nécessaire pour faire face à l'augmentation croissante de leur clientèle, TRANSIT demande à Québec de multiplier par cinq la redevance sur les carburants et les combustibles fossiles.
Selon TRANSIT, une telle mesure permettrait de faire face à une augmentation d'au moins 40 % de l'achalandage dans les transports en commun d'ici 2020.