Indignés de Montréal: pas d'expulsions à l'horizon

Indigné devant la tour de la Bourse, à Montréal / © Presse Canadienne Indigné devant la tour de la Bourse, à Montréal / © Presse Canadienne   © PC/Presse Canadienne

Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, n'a pas l'intention d'expulser les indignés qui occupent le square Victoria depuis la mi-octobre pour dénoncer l'emprise de la classe financière sur la société.

Pendant qu'à Québec son homologue Régis Labeaume ordonnait jeudi l'expulsion du mouvement Occupons Québec de la place de l'Université-du-Québec, Gérald Tremblay, lui, se dit prêt à être conciliant, mais à certaines conditions.

« Pour moi, tant qu'on n'a pas une solution, je suis prêt à être conciliant. En ce moment, le plus important, c'est qu'ils occupent un lieu public. Alors il faut qu'il y ait la paix publique pour que les autorités puissent se rendre sur place », explique Gérald Tremblay.

Sur le terrain, la cohabitation des indignés de Montréal serait somme toute assez bonne avec les policiers et les pompiers qui veillent à la sécurité sur ce campement improvisé de plusieurs dizaines de tentes.

Le maire Tremblay reconnaît que le phénomène des indignés est planétaire et qu'il s'agit du début d'une longue série de manifestations.