Effondrement dans le tunnel Viger
Exclusif - Radio-Canada a appris que tous les paralumes seront retirés à l'entrée du tunnel Viger sur l'autoroute 720 Est d'ici la fin de l'année, par mesure de sécurité.
Pas moins 154 paralumes et 18 poutres seront retirés lors de travaux qui commenceront sous peu. Aucune fermeture du tunnel le jour n'est prévue.
Cette décision du ministère des Transports du Québec fait suite à l'effondrement le 31 juillet d'une poutre de 25 tonnes à cet endroit. Des paralumes soutenant la poutre étaient aussi tombés dans la foulée.
Dans la foulée de l'accident, Transports Québec avait fait installer des piliers de soutènement supplémentaires sous les poutres du tunnel. Ces piliers seront aussi retirés dans le cadre des travaux, ce qui permettra de rouvrir la voie où ils sont installés.
Un système d'éclairage spécial, qui filtrera la lumière ambiante, sera installé pour remplacer les paralumes.
« Pour faciliter l'entretien hivernal, on veut rendre toutes les voies disponibles et la seule façon [de le faire], c'est de retirer les paralumes », explique une porte-parole de Transports Québec, Caroline Larose.
« On pourrait les laisser en place avec les étaiements, mais ce qu'on veut, nous, c'est rendre la circulation aux gens. En ce moment, le tunnel est sécuritaire », assure-t-elle.
Le coût des travaux n'a pas été divulgué.
Selon des informations obtenues par Radio-Canada, pas moins de 900 000 $ ont déjà dû être dépensés pour retirer les débris après l'effondrement, sécuriser les lieux et effectuer différents travaux.
Les coûts des travaux de démolition des paralumes et ceux de l'installation du nouvel éclairage viendront gonfler cette facture.
Par ailleurs, les coûts des travaux en cours ne sont pas encore connus, selon le MTQ. Ils le seront cependant lorsque le rapport sur les causes de l'effondrement sera rendu public en décembre prochain.
L'accident du 31 juillet, qui n'a fait aucune victime, s'est produit au moment où des ouvriers réalisaient des travaux de décapage des murs.
Les causes de l'effondrement devraient être expliquées dans un rapport qui doit être rendu public en décembre.
D'après les reportages d'Éric Plouffe et de Jacques Bissonnet