L'hôpital Notre-Dame de Montréal, l'Institut de recherche Terry Fox (IRTF) et le Partenariat canadien contre le cancer s'unissent pour lancer un programme visant à changer la manière de diagnostiquer et de traiter le cancer de l'ovaire.
Les trois partenaires ont annoncé jeudi qu'ils consacreront 5 millions de dollars au cours des cinq prochaines années à ce programme auquel participent 35 chercheurs issus de huit instituts de recherche du pays.
Baptisé CŒUR, le projet vise à identifier de nouveaux biomarqueurs qui permettront aux médecins de mieux identifier le type de cancer de l'ovaire dont leurs patientes sont atteintes.
Le cancer des ovaires se décline en effet sous plusieurs formes, ce qui complique les traitements et réduit parfois leur efficacité.
« Ces femmes n'ont pas une seule maladie unique, c'est une maladie qui est vraiment hétérogène, qui a de multiples facettes », mentionne Diane Provencher, gynécologue oncologue au CHUM.
Grâce à ce programme, les chercheurs espèrent mieux dépister et identifier la maladie tout en optimisant l'utilisation des médicaments contre ce cancer qui touche 2600 femmes chaque année au Canada.
Avec un taux de survie de 20 % après cinq ans, le cancer de l'ovaire constitue la cinquième cause de décès liés au cancer dans le monde occidental.