Pont Champlain
Le premier ministre Jean Charest insiste sur la nécessité d'un projet de transport en commun sur le pont Champlain et demande au gouvernement fédéral d'envoyer un signal clair sur l'avenir du pont Champlain.
Des élus locaux et provinciaux étaient réunis à Montréal jeudi matin pour discuter des problèmes de congestion routière dans la grande région montréalaise.
Aucune annonce concrète n'a été faite à la suite de cette rencontre. Le premier ministre a toutefois indiqué que son ministre des Transports, Sam Hamad, annoncera à court terme - mais pas aujourd'hui - des mesures additionnelles pour faciliter la circulation routière lors de la rentrée, à la fin août.
Jean Charest, Sam Hamad, le maire de Montréal, Gérald Tremblay, et la mairesse de Longueuil, Caroline Saint-Hilaire, ont surtout envoyé un message d'unité entre les élus de la région métropolitaine et le gouvernement du Québec.
Le ministre Hamad devrait donner une conférence de presse vendredi sur les travaux à venir sur le pont Mercier.
« Les deux pieds sur les freins », critique l'opposition
En réaction à la conférence de presse tenue en matinée, le porte-parole de l'opposition officielle en matière de transports, Nicolas Girard, a critiqué l'inaction du gouvernement.
« La congestion routière coûte 1,4 milliard de dollars par année à l'économie montréalaise », a affirmé M. Girard.
Or, le gouvernement du Québec semble avoir « les deux pieds sur les freins plutôt que les deux mains sur le volant », a renchéri le député du Parti québécois (PQ).
Il a également déploré l'absence du ministre fédéral des Transports, Denis Lebel. « Je comprends qu'il y a des gens de la Société des ponts [un organisme fédéral], mais nous, on veut le ministre autour de la table », a soutenu le député du PQ.
L'ouverture de l'estacade du pont Champlain parmi les solutions envisagées
Le ministre Hamad a dit ne pas être fermé à l'idée d'ouvrir l'estacade du pont Champlain à la circulation des autobus, comme le révélait mercredi Radio-Canada. Cette solution, envisagée dans le rapport d'experts sur lequel les élus se penchaient jeudi matin, a déjà été mise en oeuvre, mais pour les voitures, lors de la crise d'Oka, pour offrir une voie de contournement au pont Mercier, sur lequel les Mohawks avaient dressé des barricades.
L'estacade est une structure construite parallèlement au pont Champlain. Elle traverse le Saint-Laurent à environ 300 mètres en amont du pont. L'estacade a été construite dans les années 60 pour contrôler le mouvement des glaces et limiter les risques d'embâcle et d'inondation. À la sortie de l'estacade, direction sud, une bande de terre asphaltée d'environ 10 kilomètres longe la voie maritime du Saint-Laurent jusqu'à l'écluse de Sainte-Catherine, où un pont-levis permet de traverser la voie maritime.
Parmi les autres recommandations du rapport :
Il n'a pas été question de ces mesures lors du point de presse des élus.
Avant l'été, plusieurs élus avaient promis que des dispositions concrètes seraient prises d'ici la rentrée afin de fluidifier la circulation.
Commencer par améliorer les services d'autobus
Selon Normand Parisien, de l'organisme Transport 2000, cette concertation devrait avoir eu lieu beaucoup plus tôt et devrait avoir lieu sur une base permanente.
Quant aux solutions pour décongestionner le réseau routier de la métropole, M. Parisien soutient qu'il faut augmenter l'offre de transport en commun en donnant la priorité aux transports en commun sur les grands axes, et en augmentant les services d'autobus.
Pas de décision au sujet de Champlain
En ce qui concerne le pont Champlain, au cabinet du ministre fédéral des Transports Denis Lebel, on précise jeudi que les conclusions des rapports sur l'état du pont sont actuellement passées en revue et que toutes les options sont encore sur la table.