Photo : Martin Labbé
Des négociations entre Couche-Tard et la Confédération des syndicats nationaux (CSN) ont été entamées pour mettre sur pied une première convention collective dans une succursale située à l'angle des rues Jean-Talon Est et d'Iberville, à Montréal.
D'après la centrale syndicale, ces négociations permettront d'améliorer les conditions de travail des salariés.
Les revendications des salariés incluent notamment l'application de la règle de l'ancienneté pour l'octroi des postes, le choix des vacances et des horaires de travail; le respect des lois sur la santé et la sécurité au travail; un « bouton de panique » relié à une centrale pour les urgences; un suivi psychologique en cas de vol à main armée, ainsi que des journées de maladie et des congés.
Selon le vice-président de la Fédération du commerce-CSN, David Bergeron-Cyr, ces demandes sont raisonnables. « Couche-Tard serait bien mal venue de prétendre qu'elle n'a pas les moyens d'offrir des conditions de travail décentes. Certes, cela implique des changements aux pratiques de Couche-Tard, mais l'ère de l'arbitraire patronal mur à mur est révolue », a-t-il souligné.
La Commission des relations du travail avait accrédité un syndicat CSN pour représenter les travailleurs du dépanneur Couche-Tard de la rue Jean-Talon en février dernier.
Le dépanneur était ainsi devenu le premier de l'histoire du Québec à obtenir une accréditation syndicale.
Les deux autres magasins syndiqués de la chaîne, situés à Saint-Hubert et à Saint-Liboire, en Montérégie, entameront eux aussi des négociations sous peu.
Le Couche-Tard situé au coin des rues Saint-Denis et Beaubien, dont les employés étaient en démarche de syndicalisation depuis plusieurs semaines, a fermé ses portes au printemps.
L'entreprise soutient que sa fermeture était nécessaire par manque de rentabilité, mais les employés y voyaient plutôt une manoeuvre antisyndicale. La CSN avait dénoncé sa fermeture en mai dernier.