La Ville de Montréal a annoncé, vendredi, une série de mesures pour améliorer le sort des animaux domestiques sur son territoire. Elle veut corriger les règlements en place et, surtout, responsabiliser les citoyens.
La réflexion de la Ville fait suite au reportage de l'émission Enquête sur les pratiques controversées de la fourrière privée Le Berger Blanc, en avril dernier.
Des mesures pour les propriétaires
La Ville entend proposer aux 19 arrondissements un règlement type qui inclura des clauses comme :
La Ville souhaite également implanter sous peu un programme de stérilisation, notamment celle des animaux errants. Une fois ce programme mis en place, advenant qu'un propriétaire doive récupérer son animal dans un refuge, il devrait faire la preuve de la stérilisation de son animal ou serait tenu de le faire stériliser.
Un permis pour posséder un animal
Les Montréalais pourraient par ailleurs bientôt devoir se munir d'un permis pour posséder un animal. Cette pratique existe déjà dans certains à arrondissement, mais la Ville souhaite l'étendre à l'ensemble du territoire. Aussi, le propriétaire d'un animal stérilisé paierait moins cher pour obtenir sa licence qu'un propriétaire dont l'animal ne le serait pas.
Des mesures pour les fourrières
En ce qui a trait précisément au Berger Blanc, Richard Deschamps, président du comité exécutif de Montréal, a annoncé que des mesures correctives avaient déjà été imposées à la fourrière. Un employé de la Ville sera présent lors des périodes prévues d'euthanasie à raison de cinq jours par semaine. La Ville a aussi demandé à ce que le système de surveillance par caméra soit réorganisé de façon à ce que l'administration municipale puisse examiner ce qui se passe dans le bâtiment.
Le Berger Blanc devra également mettre à jour son site Internet pour y répertorier les animaux qu'il a recueillis. La population pourra consulter le site pour retrouver leur animal domestique ou pour en adopter un.
Des centaines de personnes en colère
Des centaines de personnes en colère ont manifesté mardi devant l'hôtel de ville de Montréal pour réclamer ni plus ni moins que la fermeture du Berger Blanc.
Choqués par les révélations de l'équipe d'Enquête, ils ne tolèrent pas que 10 arrondissements de la Ville continuent de faire affaire avec l'entreprise même si celle-ci a promis d'apporter des changements à ses pratiques.
En plus de ne pas respecter ses contrats, la fourrière privée aurait fait preuve de cruauté envers les animaux.
Plus largement, les manifestants s'opposent aux fourrières à but lucratif et exigent que l'administration Tremblay ouvre une fourrière municipale publique.