Le vérificateur général de Montréal se défend et accuse

Jacques Bergeron (archive) Jacques Bergeron (archives)

Dans un communiqué de trois pages publié mercredi soir, le vérificateur général de la Ville de Montréal affirme être victime d'une vendetta et assure la population qu'il n'a rien à se reprocher.

Il y a dix jours, on apprenait que la Ville avait enquêté sur son vérificateur général en accédant, entre autres, à sa boîte de courriels. Le comité de vérification et le maire Gérald Tremblay l'ont, depuis, soupçonné d'avoir octroyé des contrats à sa belle-soeur et d'avoir scindé un contrat en deux pour faciliter le processus d'attribution à un soumissionnaire.

Dans son communiqué, Jacques Bergeron ne répond pas directement à ces accusations, qu'il juge infondées, mais il dénonce l'enquête menée contre lui, la qualifiant même de « carrément illégale ».

M. Bergeron souligne qu'on lui a fait parvenir le rapport d'enquête du comité de vérification plusieurs jours après sa divulgation dans les médias. Il le juge peu crédible, puisque le document de deux pages « ne contenait ni annexe ni élément de preuve ou circonstances qui auraient permis de savoir précisément et exhaustivement ce à quoi on faisait référence ».

Ces accusations découlent selon lui d'une « analyse parcellaire et fragmentée ».

Jacques Bergeron estime qu'il pourra fournir toutes les explications nécessaires « à une instance neutre et objective qui n'aura d'autre objectif que de comprendre les faits et d'apprécier la situation dans son ensemble ».

Le vérificateur général défend également son choix de ne pas se présenter mardi dernier devant le conseil municipal, comme le lui avait demandé le maire Gérald Tremblay. Il y voit « une manoeuvre de lynchage public devant un tribunal dont certains des acteurs avaient déjà conclu à [sa] culpabilité ».

« Je suis profondément déchiré entre le désir de rétablir les faits pour défendre ma réputation (...) et celui d'éviter de cautionner de quelque manière que ce soit les gestes illégaux dont la fonction que j'occupe a été la cible depuis maintenant un an », affirme-t-il.

Jacques Bergeron répète en conclusion qu'il surveille les intérêts des contribuables montréalais de bonne foi, avec honnêteté et dévouement.