Michel Berniquez est mort d'arythmie cardiaque

L'autopsie de Michel Berniquez révèle qu'il est mort d'arythmie cardiaque, à la suite de son arrestation en juin 2003. L'enquête publique sur la mort de l'homme de 44 ans s'est ouverte mercredi à Montréal, 8 ans après les faits.

C'est la coroner Andrée Kronström qui a été chargée de conduire l'enquête afin de déterminer les circonstances entourant la mort de l'homme de 45 ans.

Elle a déclaré, dès l'ouverture, que ni la brutalité policière, ni la façon dont l'ont maîtrisé les policiers, n'ont contribué au décès de Michel Berniquez.

Lors de son arrestation à Montréal-Nord, il avait résisté avant d'être maîtrisé par des agents du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), à la suite d'une bagarre. Il était alors sous l'effet de la drogue.

Il est décédé, plus tard à l'hôpital, en raison de problèmes respiratoires.

La famille de Michel Berniquez soutient toujours qu'il a été victime de brutalité policière bien que rien ne le démontre. Le pathologiste n'a trouvé aucune trace de blessure.

Rappel des faits

Dans un premier temps, la mort de Michel Berniquez avait été déclarée accidentelle, mais le coroner en chef a ordonné l'ouverture d'une enquête malgré l'opposition de la Fraternité des policiers de la Ville de Montréal.

En 2010, la Cour suprême a refusé d'entendre la cause des policiers et maintenu la tenue de l'enquête.

Le Collectif opposé à la brutalité policière veut demander le statut d'intervenant pour souligner les irrégularités observées lors de cette opération policière.

Au lendemain de la tragédie, Yves Manseau, porte-parole du Mouvement Action Justice (MAJ), avait dénoncé l'intervention brutale de six agents du SPVM contre un homme « désorganisé et non armé ».

La coroner Andrée Kronström souhaite entendre les faits et les circonstances pour formuler des recommandations relativement aux interventions auprès des gens qui ont des problèmes de toxicomanie.