La vallée du Saint-Laurent, de Montréal à Québec, traverse un épisode de smog hivernal causé par le chauffage au bois, ce qui ravive le débat sur l'interdiction de ce mode de chauffage.
Après les grands froids, le retour d'un temps doux accompagné de nuages emprisonne à basse altitude les polluants libérés par le chauffage au bois.
La Ville de Montréal interdit maintenant d'installer des foyers à bois, mais cette nouvelle réglementation incite les gens qui ont un vieux poêle à le garder plutôt qu'à le remplacer par un modèle plus récent et moins polluant.
« Pour vraiment [régler] le problème, ça nécessite un programme de remplacement, entre autres avec l'aide du gouvernement du Québec, qui permettra vraiment de réduire et éliminer ceux qui sont actuellement sur notre territoire », estime le responsable du développement durable à la Ville de Montréal, Alan De Souza.
Les Montréalais peuvent toutefois se demander pourquoi on les empêche de chauffer au bois si les résidents des banlieues le font. La responsable du Réseau de surveillance de la qualité de l'air de la Ville de Montréal, Diane Boulet, croit que la population des banlieues incommodée par l'épais brouillard hivernal pourrait inciter les autorités à agir.
« C'est une demande qui vient des citoyens et éventuellement, quand il y aura des citoyens de Laval ou de Longueuil qui feront des démarches, probablement que les administrations vont devoir répondre à ces plaintes », souligne-t-elle.
L'île de Montréal compte environ 85 000 foyers à bois.
D'après un reportage de René Saint-Louis