Vaste mouvement de protestation dans cinq villes du Québec

Une manifestation réunit les représentants de 120 organismes communautaires. Une manifestation réunit les représentants de 120 organismes communautaires.

Au centre-ville de Montréal, près d'un millier de personnes se sont réunies mardi pour protester contre le gouvernement de Jean Charest. Les manifestants se sont notamment postés à l'entrée de l'immeuble d'Hydro-Québec.

Des manifestations semblables ont aussi eu lieu dans d'autres villes mardi : Longueuil, Gatineau, Sherbrooke et Rivière-du-Loup.

Dans le secteur de Hull, à Gatineau, une cinquantaine de manifestants ont bloqué temporairement l'entrée d'un centre de santé privé. David Clément, du Réseau Vigilance Outaouais, a expliqué en substance que les manifestants en avaient contre les mesures qui touchent à des services publics et qui, par conséquent « briment les droits fondamentaux des citoyens ».

À Rivière-du-Loup, plus d'une centaine de membres de la Fédération de la santé et des services sociaux de la CSN ont manifesté devant l'Hôtel Universel. Les délégués ont symboliquement bloqué une partie du boulevard Hôtel-de-Ville.

Des manifestants venus de divers horizons

Ce vaste mouvement de protestation est l'initiative de la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics. Cette coalition est composée de 120 groupes communautaires, syndicaux, étudiants et féministes.

Le mécontentement des manifestants provient de mesures contenues dans le budget du ministre des Finances, Raymond Bachand. Des mesures telles que la hausse de 1 % de la taxe de vente (TVQ) à partir de janvier et la « contribution santé » sont visées par les manifestants. Ces derniers s'indignent aussi d'autres hausses comme celles des droits de scolarité.

Sans compter toutes les allégations de corruption, de collusion, de conflits d'intérêts qui sont lancées depuis quelques semaines et qui laissent planer le doute sur l'intégrité de certains élus.

« On n'entend plus parler de projet de loi, il n'y a pas de nouvelles idées mises de l'avant par le gouvernement, tout ce dont on entend c'est "corruption" », dénonce Marie-Ève Rancourt, une des porte-parole de la Coalition. Selon Marie-Ève Rancourt, « tout le monde est scandalisé de la manière dont le gouvernement Charest gère le Québec ».

Ces manifestations s'inscrivent aussi dans la foulée de la pétition parrainée par le porte-parole de Québec solidaire, Amir Khadir. Jusqu'ici, 230 000 personnes ont signé cette pétition en ligne, sur le site de l'Assemblée nationale du Québec, réclamant la démission du premier ministre Jean Charest.