Le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, nie en bloc les allégations des deux députés qui affirment qu'il leur a offert des enveloppes contenant de l'argent pour financer leur campagne.
Il met en demeure Serge Ménard et Vincent Auclair et les somme de se rétracter, à défaut de quoi il les poursuivra.
Le maire a soutenu que les seules contributions qu'il s'autorise à faire sont celles qu'il verse au parti municipal qu'il dirige.
Il s'est dit étonné de la déclaration du député libéral Vincent Auclair, affirmant que ce dernier lui a dit avoir été questionné à ce sujet au moment où commençaient à circuler des rumeurs et avoir répondu que personne ne lui avait proposé d'argent. Selon Gilles Vaillancourt, M. Auclair aurait tenu des propos semblables au téléphone avec son chef de cabinet, Pierre Lafleur, lundi.
M. Vaillancourt s'est dit par ailleurs renversé par les allégations du député bloquiste Serge Ménard. Selon lui, elles entrent en contradiction avec le comportement de M. Ménard qui l'aurait louangé au fil des ans pour la façon dont il gérait la Ville de Laval.
Interrogé à propos de ce qui aurait poussé les députés en question à faire ces déclarations, il a affirmé ne pas connaître leur intention, tout en suggérant qu'ils pourraient avoir des « agendas ».
Le maire a rappelé qu'il avait été élu, tout comme MM. Ménard et Auclair, et a estimé avoir encore toute la crédibilité nécessaire pour rester en fonction auprès de ses citoyens.
Une enquête de Radio-Canada a révélé que Gilles Vaillancourt avait proposé 10 000 $ comptant à l'ancien député péquiste Serge Ménard quand il s'est lancé en politique en 1993. Le député libéral Vincent Auclair a également soutenu que Gilles Vaillancourt lui avait offert une enveloppe en juin 2002, lors d'une élection complémentaire. Ces révélations ont provoqué une onde de choc dans le milieu politique.
M. Ménard a indiqué qu'il ne souhaitait pas réagir dans l'immédiat aux propos du maire de Laval, tandis que M. Auclair maintient sa version des faits.