Les parents veulent plus de services spécialisés dans les écoles

Une chaise roulante   © iStockphoto

Un sondage révèle que 95 % de la population souhaite que l'intégration des élèves handicapés, en difficulté d'adaptation ou d'apprentissage, soit soutenue par des services spécialisés dans les classes régulières.

Selon un sondage Léger Marketing, 95 % de la population souhaite que l'intégration des élèves handicapés, en difficulté d'adaptation ou d'apprentissage, soit soutenue par des services spécialisés dans les classes régulières.

Les principaux résultats du sondage :

  • 92 % des répondants croient qu'il faut accroître les investissements pour répondre aux besoins des élèves et du personnel enseignant, peu importe le contexte budgétaire;
  • 89 % croient que si l'école publique doit accueillir tous les enfants, peu importe leur difficulté, les classes régulières, elles, ne peuvent répondre aux besoins de tous les élèves;
  • 60 % soutiennent que la présence d'enfants en difficulté dans les classes régulières nuit à l'apprentissage scolaire des autres enfants.

Le sondage a été réalisé du 7 au 15 octobre 2010 auprès d'un échantillon représentatif de 501 parents d'enfants de niveau préscolaire, primaire ou secondaire fréquentant l'école publique.

Parmi les raisons évoquées pour justifier le besoin de services spécialisés, les répondants ont notamment mentionné l'épuisement du personnel enseignant et l'absence de conditions acceptables d'apprentissage pour les autres élèves.

Ce sondage paraît à quelques jours de la rencontre convoquée par la ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport, Line Beauchamp, sur l'intégration des élèves handicapés, en difficulté d'adaptation ou d'apprentissage (EHDAA).

Par ailleurs, les commissions scolaires de Montréal et de Laval se sont réunies jeudi pour préparer la rencontre prévue avec la ministre Beauchamp.

Les participants estiment que l'intégration des élèves en difficulté peut se faire, mais il faudrait que certaines conditions soient réunies.

Les commissions scolaires de Montréal et de Laval ont rappelé que leurs écoles font face à un grand nombre d'élèves en difficulté.