Heidi Rathjen
Un groupe de pression tente de sensibiliser les députés conservateurs du Québec à la nécessité de conserver intact le registre des armes à feu en votant contre le projet de loi C-391. Le groupe en question est composé de survivants des tragédies de Polytechnique et de Dawson, des proches des victimes et aussi des représentants des associations étudiantes de ces institutions.
Un groupe demande aux électeurs des onze circonscriptions conservatrices au Québec de faire pression sur leur député, afin que ce dernier vote contre le projet de loi C-391, destiné à abolir le registre des armes d'épaule.
Le projet de loi C-391 est l'initiative d'une députée conservatrice. Il vise à abolir l'obligation d'enregistrer les armes d'épaule.
Les membres du groupe réclament des électeurs québécois, qui se trouvent dans une circonscription conservatrice, qu'ils entrent en contact avec leur député.
« Faites en sorte qu'il y ait des conséquences à ne pas appuyer la sécurité publique », demande Heidi Rathjen, l'une des porte-parole du groupe, elle-même survivante de la tuerie de l'École Polytechnique.
Heidi Rathjen affirme avoir tenté d'entrer en contact avec les onze députés conservateurs à avoir été élus au Québec. Un seul, Maxime Bernier, lui a répondu. Maxime Bernier a l'intention de voter « contre le registre », dit-elle, c'est-à-dire en faveur du projet de loi C-391.
Heidi Rathjen déplore que, dans tout ce débat, l'attention soit toujours portée sur le vote des députés néo-démocrates et libéraux. Selon elle, le vote des députés conservateurs du Québec est tout aussi important pour l'avenir du registre.
Heidi Rathjen dénonce le fait que, dans l'ouest du pays et particulièrement dans les circonscriptions rurales, la direction du parti conservateur insiste sur l'importance de bien représenter les électeurs sur cette question. « Eh bien! On aimerait bien qu'ils appliquent ce principe au Québec. Car la majorité des Québécois appuie le registre. Sans parler de toutes les organisations policières et les experts en santé et sécurité publique », dit Heidi Rathjen.
Le projet de loi C-391 passera en troisième lecture lorsque la Chambre des communes reprendra ses travaux. Lors de la deuxième lecture, tous les députés conservateurs ont voté en faveur du projet de loi. Malgré tout, Heidi Rathjen affirme que le vote sera serré : « Selon le décompte, selon les votes déclarés, on est presque à égalité. [...] Donc chaque vote est crucial ».
Par ailleurs vendredi Claude Gravelle, député fédéral de Nickel Belt (dans le nord de l'Ontario), a annoncé qu'il n'appuiera pas le projet de loi en troisième lecture. Claude Gravelle avait voté en faveur du projet de loi en deuxième lecture.
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