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Montréal

Lock-out au Journal de Montréal
Espoir d'un règlement du conflit

Mise à jour le vendredi 10 septembre 2010 à 9 h 02

L'édifice du <i>Journal de Montréal</i>

Photo: La Presse Canadienne /Peter McCabe

L'édifice du Journal de Montréal

Les journalistes en lock-out du Journal de Montréal peuvent de nouveau espérer un retour au travail. La Confédération des syndicats nationaux (CSN) affirme que Quebecor a déposé une proposition de règlement en vue de mettre fin au conflit de travail qui perdure depuis le 24 janvier 2009.

La présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, affirme avoir appris de la bouche même du chef de la direction de Quebecor, Pierre Karl Péladeau, le dépôt de l'offre.

« J'ai eu hier un coup de téléphone de M. Péladeau m'informant [...] qu'il y aurait de la part de Quebecor le dépôt d'une proposition, et, du même souffle, M. Péladeau m'a dit qu'il souhaitait ardemment construire, qu'on chemine vers la recherche d'un règlement. C'est un signal positif, je pense », a déclaré Mme Carbonneau.

Tout en admettant que le dépôt de la proposition constitue en soi un immense progrès dans les pourparlers, Mme Carbonneau s'est montrée prudente puisqu'elle n'avait pas pu prendre connaissance du contenu de l'offre dans l'immédiat. « L'existence d'une proposition, ce n'est pas en soi un règlement. Il y arrive souvent qu'il faille y travailler très fort, très dur, pour pouvoir y arriver », dit-elle.

Pierre Karl Péladeau se dit optimiste

De son côté, Pierre Karl Péladeau affirme que les discussions progressent entre le Journal de Montréal et ses 253 employés en lock-out. Au lancement des services mobiles de Vidéotron, il a brièvement commenté le processus de conciliation en cours, et a affiché une volonté de voir le conflit prendre fin.

« On est en négociations à l'heure actuelle, a-t-il dit. On est très heureux qu'elles aient repris et, donc, en en conséquence, ça va se passer à la table, mais j'ai eu l'occasion récemment de parler avec la présidente de la CSN, Mme Carbonneau, pour justement faire en sorte que nous puissions en arriver à un règlement le plus tôt possible. »

Aucune information sur le déroulement des négociations n'avait été rendue publique jusqu'ici puisqu'un huis clos a été imposé.

En juillet, Quebecor a congédié neuf employés et en a suspendu une centaine d'autres après la condamnation pour outrage au tribunal de 124 travailleurs en lock-out. Ils étaient entrés illégalement dans les locaux du quotidien lors d'une manifestation, un an plus tôt.

Cette ouverture de la part de la direction du journal survient un mois après l'annonce des employés en lock-out de la publication d'une version papier du site Internet RueFrontenac.com à partir de la fin octobre.

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