![]()
|
|
|
Photo: Claudine Brulé La maison de transition rue Notre-Dame Est, à Pointe-aux-Trembles |
L'enquête se poursuit dans l'arrondissement Pointe-aux-Trembles à la suite de la mort d'un homme de 45 ans, dans la nuit de mardi à mercredi. Rappelons que le drame s'est produit dans une maison de transition pour personnes souffrant de maladies psychiatriques.
La victime, un homme de 45 ans, a été poignardée à mort. C'est un autre occupant de cette maison qui a téléphoné aux policiers. Dépêchés sur les lieux en pleine nuit, les policiers ont découvert la victime, gravement blessée. L'homme a succombé par la suite à ses blessures.
Un homme de 27 ans est considéré comme le suspect principal dans cette affaire mais les policiers ne l'ont pas encore interrogé. Il ne pourra donc pas comparaître avant jeudi.
La maison de transition La Relance, sise sur la rue Notre-Dame, est gérée par l'Hôpital Louis-H.-Lafontaine. Par voie de communiqué, la direction de l'Hôpital a fait savoir qu'elle gère un réseau de 1400 places d'hébergement dans la communauté. L'Hôpital affirme que c'est la première fois qu'un événement comme celui-là se produit.
|
|
Jean-Jacques Leclerc est directeur du service de réadaptation et d'hébergement à l'Hôpital Louis-Hippolyte Lafontaine. |
La Relance accueille 18 personnes. Au moment de l'événement, 14 personnes y étaient hébergées. Pour Jean-Jacques Leclerc, directeur du service de réadaptation et d'hébergement dans la communauté de l'Hôpital Louis-H. Lafontaine, pareil drame est inhabituel dans les maisons hébergeant ces personnes. Le directeur du service de réadaptation soutient qu'un membre du personnel était présent durant la nuit. Jean-Jacques Leclerc estime que le manque de personnel ne peut être mis en cause dans cette affaire.
Certains des locataires de la maison de transition de Pointe-aux-Trembles souffrent, par exemple, de schizophrénie. Mais l'ensemble des personnes qui bénéficient des services de cette maison « ne sont pas à risques », de dire M. Leclerc.
Ce sont des gens avec lesquels on peut travailler. Ce sont des gens qui ont un passé psychiatrique, qui sont suivis, qui ont eu une hospitalisation et qui sont en processus de réintégration dans la communauté.
— Jean-Jacques Leclerc, directeur du service de réadaptation et d'hébergement dans la communauté de l'Hôpital Louis-H. Lafontaine
Cela dit, la direction de l'hôpital tente de déceler s'il y avait eu des signes avant-coureurs du drame.
Les 14 autres personnes qui habitent dans la maison de transition sont provisoirement logées à l'Hôpital, le temps que les enquêteurs effectuent leur travail.
C'est le 27e meurtre à survenir cette année sur le territoire de la ville de Montréal.
Radio-Canada.ca avec NTR