Lise Perrault
Une résidente de Saint-Mathias-sur-Richelieu a appris à ses dépens les menus inconvénients d'habiter un territoire sous lequel se trouveraient de potentiels gisements de gaz de schiste.
Une résidente de Saint-Mathias-sur-Richelieu a appris à ses dépens que la prospection gazière pouvait se faire sans obligation d'avertir les citoyens.
Sans avertissement, des prospecteurs se sont pointés un matin avec leurs camions pour effectuer un test de vibration près de la résidence de Lise Perrault.
La manoeuvre permet de déterminer si le sous-sol environnant contient du gaz de schiste, un type de gaz naturel.
Peu après, les murs de sa maison se sont se mis à trembler, les fenêtres à vibrer, alors que les prospecteurs foraient presque dans sa cour.
Lorsqu'elle sort et confronte les prospecteurs, ils lui remettent un simple dépliant.
Bertrand St-Arnaud, député péquiste de Chambly
De plus, le maire de la ville avoue qu'il n'était même pas au courant que les travaux de prospection venaient de commencer dans sa municipalité. Yanik Maheu juge « préoccupant » que les prospecteurs n'aient aucune obligation d'informer la ville et ses résidents.
Le porte-parole de Squatex, l'entreprise chargée de la prospection à Saint-Mathias, assure que tout se fait dans le respect des règles.
Mais le député péquiste de Chambly se dit préoccupé par la façon de faire de l'entreprise. Bertrand St-Arnaud réclame une étude environnementale sur l'exploitation des gaz de schiste au Québec.