Johra Kaleki libérée

Johra Kaleki Johra Kaleki

La femme accusée d'avoir poignardé sa fille de 19 ans est remise en liberté conditionnelle jusqu'à son procès. Les conditions de sa libération ne sont pas surprenantes, selon un avocat expert en droit criminel.

Johra Kaleki est remise en liberté conditionnelle jusqu'à son procès, qui reprendra le 30 août. Elle ne pourra pas retourner chez elle et aura une nouvelle adresse.

Le juge Martin Vauclair a rendu sa décision jeudi matin au palais de justice de Montréal, infirmant la décision du 30 juillet dernier du juge de première instance Salvatore Mascia, de la Cour du Québec. Il a déclaré que l'accusée ne représentait pas un danger pour la société.

Mme Kaleki pourra entrer en contact avec ses enfants. La présence d'un employé de la Direction de la protection de la jeunesse sera pourtant nécessaire au cours des visites aux enfants mineurs, ainsi que celle d'un adulte responsable auprès de la fille aînée.

L'accusée dispose de 48 heures pour déposer son passeport. Elle ne pourra pas quitter le Québec et devra se présenter à la cour sur demande. Aucune demande de dépôt d'argent n'a été incluse dans les conditions, qui ne sont pas surprenantes selon un avocat expert en droit criminel, Me Conrad Lord.

Cette décision survient une semaine après que la fille aînée de Mme Kaleki, Bahar Ebrahimi, a témoigné en faveur de sa mère.

La femme de 39 ans est accusée de tentative de meurtre, de voies de fait graves et de voies de fait armées sur sa fille aînée, âgée de 19 ans.

Mme Kaleki aurait poignardé sa fille le 13 juin dernier, à Dorval. Bahar Ebrahimi serait rentrée à la maison après une soirée passée à l'extérieur de chez elle. Selon la police, c'est là que sa mère l'aurait agressée, avançant ainsi la thèse d'un crime d'honneur.