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Luc Lavigne
Le syndicat des débardeurs accuse leur employeur d'être responsable des retards enregistrés au port de Montréal, en dépit de la levée du lock-out survenue samedi dernier.
Les débardeurs ne veulent pas être tenus responsables des plaintes qui ont été formulées entre autres par les camionneurs.
Selon un communiqué rendu public vendredi, le syndicat affirme que l'Association des employeurs maritimes (AEM) ne se sert pas de tous les quarts de travail mis à sa disposition.
Le président du syndicat, Daniel Tremblay, a indiqué que les débardeurs sont disponibles en tout temps pour désencombrer les quais. L'employeur pourrait solutionner le problème en maximisant les quarts de travail, comme le permet la convention collective.
Selon lui, l'AEM veut faire des économies. Le président du syndicat invoque aussi des travaux non urgents d'asphaltage sur l'un des terminaux, en plus de ceux sur la rue Notre-Dame qui ne font qu'aggraver la situation.
Mais la partie patronale n'est pas de cet avis : le porte-parole de l'AEM, Gilles Corriveau, a rétorqué que les retards causés par le lock-out ont été complètement rattrapés et qu'ils sont aujourd'hui exclusivement causés par les travaux d'asphaltage.
Le quai où les retards sont enregistrés fonctionne à pleine capacité, a indiqué par ailleurs le porte-parole de l'AEM.
Des négociations sont toujours en cours pour le renouvellement de la convention collective des quelque 900 débardeurs du Port de Montréal. Ces derniers sont sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2008.