La mère reste détenue

  |  Radio-Canada avec La Presse Canadienne
Johra Kaleki Johra Kaleki

La mère de famille de la région de Montréal qui aurait poignardé sa fille à la tête, dans ce qui pourrait être un crime d'honneur, s'est vu refuser vendredi sa demande de remise en liberté sous caution.

Une remise en liberté sous caution est refusée à la mère de famille de la région de Montréal qui aurait poignardé sa fille à la tête dans ce qui semble être un crime d'honneur.

Johra Kaleki, une femme d'origine afghane de 38 ans, est accusée de tentative de meurtre, de voies de fait graves et de voies de fait armées.

Le tribunal lui a toutefois accordé la permission de communiquer avec ses enfants pendant son séjour en détention.

La procureure de la Couronne Anne Gauvin avait demandé au juge Salvatore Mascia, de la Cour du Québec, de maintenir l'accusée en détention. Elle a dit craindre une contamination de la preuve si la dame retourne au domicile familial de Dorval, en raison de la présence des témoins dans cette histoire.

Une ordonnance de non-publication empêche de connaître les raisons invoquées par le juge pour maintenir Mme Kaleki en prison jusqu'à son procès.

L'incident à la source de cette affaire s'est produit le 13 juin dernier, au petit matin. Bahar Ebrahimi, la fille de Mme Kaleki, âgée de 19 ans, serait rentrée à la maison après une soirée passée à l'extérieur de chez elle. Selon la police, c'est là que sa mère l'aurait agressée.

Peu après, le mari de l'accusée, Ebrahim Ebrahimi, aurait dit à la police qu'il s'agissait d'un malentendu et avait prié les autorités de remettre en liberté sa femme pour réunir leur famille.

La cause sera à nouveau devant le tribunal le 30 août prochain.