Norfolk défie la municipalité d'Oka

Norfolk ne tiendra pas compte du décret municipal interdisant tout projet immobilier sur les terrains litigieux d'Oka

La financière Norfolk ne tiendra pas compte du décret municipal d'Oka qui interdit tout développement immobilier sur les terrains revendiqués par les Mohawks.

La financière Norfolk ira à l'encontre du décret municipal d'Oka interdisant tout développement immobilier sur des terrains revendiqués par les Mohawks.

En entrevue à RDI vendredi, le responsable du projet chez Norfolk, Luc Côté, a dénoncé la décision de la municipalité. « Cette résolution est totalement illégale. On ne peut prendre en considération un geste de la Ville qui est illégal à notre égard et qui nous handicaperait », a-t-il dit.

M. Côté estime que Norfolk est victime d'un duel entre Ottawa et les Mohawks.

« La discussion franche, ça serait que le fédéral rachète les terrains tout simplement et décide d'en faire ce qu'il veut. Idéalement, ce serait de les remettre aux Mohawks, parce que ça leur appartenait. On n'est pas en guerre contre les Mohawks, et ils le comprennent bien. Ce n'est pas nous qui provoquons les Mohawks, c'est bien plus le fédéral. » — Luc Côté, coordonnateur du développement chez Norfolk

M. Côté affirme que Norfolk ira sur les terrains vendredi pour procéder à la coupe d'arbres. Il souligne qu'au-delà de la vente des terrains, l'entreprise est responsable de la sécurité sur ses propriétés et que des arbres risquent de tomber sur une maison adjacente. Il pense demander la protection des policiers lors de cette opération.

Norfolk, qui affirme être propriétaire de ces terrains litigieux, en vertu du Code civil du Québec et du cadastre officiel, rappelle que les terrains évalués à quelque 400 000 $ sont toujours à vendre.

Pour éviter un autre conflit à Oka, la municipalité avait voté à l'unanimité samedi dernier un décret qui gèle tout projet immobilier sur les terrains litigieux.

Richard Lalonde, maire d'Oka, se dit ouvert à des discussions et espère conclure une entente avec Norfolk. Faute de quoi la municipalité s'en remettra au gouvernement canadien, a-t-il précisé.