Enquête sur le pasteur Lezoka

La SQ a enquêté sur le pasteur Lezoka pour détournement de fonds au Parc Safari, rapporte Benoît Giasson.

Les révélations se succèdent au sujet du révérend Mwinda Lezoka, de l'église de la Communauté chrétienne Béthel de Montréal.

La Sûreté du Québec a mené une enquête sur Mwinda Lezoka relativement à un détournement d'argent du parc safari d'Hemmingford au profit de son église. Le pasteur s'intéressait aussi aux diamants.

Après la collecte de fonds, les emprunts auprès de ses fidèles et les cartes d'assurance maladie, on apprend maintenant que le pasteur Lezoka est soupçonné d'avoir escroqué le parc safari d'Hemmingford et qu'il s'intéressait aux diamants.

La Sûreté du Québec a ouvert une enquête sur Mwinda Lezoka. Les investigations portent sur près d'un million de dollars détournés au parc safari d'Hemmingford au profit de l'église située sur le boulevard Henri-Bourrassa. Le dossier vient d'être remis à un procureur de la Couronne.

Une employée du parc safari, membre de l'église de Lezoka, aurait contrefait des signatures de dirigeants du parc sur des chèques versés à la Communauté chrétienne de Béthel.

Le pasteur Lezoka s'intéressait non seulement aux dons de ses fidèles, mais aussi aux diamants. Il a même suivi des cours de gemmologie en 2009.

« J'ai été surprise et naïve. Je pensais qu'il faisait ça pour aider ses paroissiens. » — Odile Civitello, directrice de l'École de gemmologie de Montréal
Le pasteur Mwinda Lezoka Le pasteur Mwinda Lezoka

Mwinda Lezoka a présenté une carte d'affaires sur laquelle il prétendait être le directeur général d'un comptoir de diamants en République démocratique du Congo. Des vérifications auprès des autorités congolaises ont révélé que ladite compagnie était en faillite.

En outre, Odile Civitello a dû insister pour se faire payer les cours prodigués au pasteur amateur de pierres précieuses. Après deux chèques sans provision, ce dernier a finalement payé comptant.

Le pasteur Lezoka a également approché plusieurs personnes pour concrétiser son projet de vente de diamants au Canada, en 2008. Abdo Maalaoui, à qui le pasteur Lezoka a présenté quelques échantillons, s'est montré méfiant.

« Il garde le secret et a la capacité de manipuler. Il est extrêmement manipulateur. » — Abdo Maalaoui, résident de Montréal

L'Agence des services frontaliers du Canada indique qu'aucun permis d'importation de diamants n'a été délivré à Lezoka ni à ses entreprises. On ne sait pas s'il a réussi à vendre ses diamants.

D'après le reportage de Benoît Giasson

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