Logo Radio-Canada
Montréal

Projet pilote
Des hydroliennes dans le St-Laurent

Mise à jour le mardi 27 juillet 2010 à 20 h 10

Deux hydroliennes seront installées dans la région de Montréal.

Une turbine TREK

Deux prototypes d'hydroliennes seront installés dans le fleuve Saint-Laurent, à la hauteur de Montréal, pour produire de l'électricité. Ce projet pilote de 18 millions de dollars, financé en partie par Québec et Ottawa, est mené par l'entreprise québécoise RSW RER.

Créations québécoises, les hydroliennes sont une sorte de croisement entre une éolienne et une turbine hydroélectrique, qui produisent de l'électricité à partir des courants de l'eau.

Deux prototypes seront immergés cette semaine à 5 m de profondeur dans le fleuve Saint-Laurent, devant le Vieux-Port de Montréal. À cet endroit, le courant fluvial est assez puissant pour faire fonctionner les turbines TREK, ayant une capacité de 250 kilowatts chacune.

Ce projet pilote a été dévoilé mardi par les ministres des Ressources naturelles du Québec et du Canada, Nathalie Normandeau et Christian Paradis. Un investissement de 3 millions de dollars du provincial et 2,8 millions du fédéral dans un projet d'énergie verte qui totalise 18 millions.

Cette nouvelle technologie sera mise à l'essai pour une période d'un an. Mme Normandeau a expliqué que Québec souhaite créer une nouvelle filière industrielle pour le développement de cette énergie dite propre. À long terme, cette source d'énergie pourrait fournir 2,5 % de la production énergétique totale du Québec.

Première clientèle visée : les Inuits. « L'hydrolienne va toujours être une source d'énergie complémentaire, mais combien essentielle pour répondre à des besoins qui répondent à des réalités bien particulières, entre autres la réalité nordique », a dit la ministre Normandeau.

L'objectif ultime est l'exportation. « On pourrait même aller au niveau mondial. On parle d'une possibilité d'exportation de 200 000 mégawatts, c'est de ça dont on parle aujourd'hui, a indiqué le ministre Paradis. Donc, c'est une source énorme qui potentiellement peut être déployée au Canada et partout à travers le monde. On parle des États-Unis, du Brésil. »

Les fleuves et rivières du Canada pourraient alimenter jusqu'à 40 000 hydroliennes.

Greenpeace critique ce choix de Québec qui, selon l'organisation, devrait plutôt investir dans l'efficacité énergétique.

Console Audio-vidéo