Les débardeurs du Port de Montréal votent sur le protocole de retour au travail.
Vendredi matin, les 850 débardeurs du Port de Montréal ont approuvé à l'unanimité, lors d'un vote à main levée, le protocole de retour au travail conclu le jour précédent. Ils retourneront au travail dès samedi.
Les 850 employés approuvent le protocole de retour au travail à l'unanimité et retourneront au travail dès samedi.
La partie syndicale s'est engagée à mettre fin à ses moyens de pression, ce qui veut dire que les travailleurs accepteront désormais de faire les heures supplémentaires qui leur sont proposées. En contrepartie, la direction a promis de réintégrer la centaine de débardeurs qui avaient perdu la garantie de travailler 40 heures par semaine.
Les deux parties doivent encore négocier le renouvellement de la convention collective, échue depuis le 31 décembre 2008. Des pourparlers sont prévus lundi prochain.
Le fruit d'intenses négociations
La direction du Port de Montréal et le syndicat des débardeurs ont conclu, jeudi soir, une entente de principe prévoyant la fin du lock-out pour samedi matin, à 8 h. Le protocole de retour au travail a été signé à 20 h au terme d'une journée d'intenses négociations.
« La raison principale, pour nous, c'était le ralentissement de travail qui a carrément défait l'organisation, la schédule des navires. C'était rendu que ce n'était plus possible d'opérer dans ces conditions-là », a expliqué Jean Bédard, de l'Association des employeurs maritimes, au sujet de la décision d'imposer un lock-out.
Le Conseil du patronat se réjouit
Avant ce dénouement, plusieurs groupes de pression s'étaient inquiétés de voir des marchandises bloquées au port à cause du lock-out.
Jeudi soir, le président du Conseil du patronat, Yves-Thomas Dorval, s'est « réjoui que le message d'urgence de plusieurs intervenants économiques, dont celui du Conseil du patronat, ait manifestement été entendu et ait possiblement contribué à la reprise des activités ».
Faute d'une entente, les parties auraient dû comparaître samedi devant le Conseil canadien des relations industrielles.
Tout le conflit repose sur le sort réservé aux débardeurs qui ont peu d'ancienneté. L'Association des employeurs maritimes veut leur retirer la sécurité d'emploi offerte aux plus anciens. Ces derniers sont payés quand ils se mettent en disponibilité pour le travail, même si, dans les faits, ils ne se rendent pas au travail. Une clause jugée inacceptable par l'employeur dans le contexte actuel.