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Photo: La Presse Canadienne /Graham Hughes La raffinerie Shell à Montréal-Est |
Le groupe Delek a jusqu'à cet après-midi pour signifier à Shell Canada son intention de reprendre les pourparlers sur la vente de sa raffinerie de Montréal-Est.
Shell a communiqué avec Delek US Holdings pour lui signifier son intention de reprendre les négociations pour la vente de ses installations à Montréal-Est.
La pétrolière Shell affirme être entrée en communication avec la direction de Delek, jeudi. Shell n'a accordé que 48 heures à Delek pour lui signifier ses intentions de renouer, ou pas, les discussions.
Dans un communiqué de Shell, Richard Oblath déclare que la pétrolière est prête à vendre la raffinerie au prix qui avait été établi dans la liste des conditions fournie à Delek. Shell se dit disposée à vendre dans des délais qui permettraient à Delek d'assurer la continuité de l'approvisionnement. Enfin, Richard Oblath précise que Shell se départira de ses installations en vertu de conditions considérées comme étant « raisonnables », dans l'industrie pétrolière.
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Jim Boles parle au nom de Delek Us Holdings, acheteur potentiel de Shell à Montréal-Est |
Mardi dernier en comité parlementaire à Ottawa, Jim Boles, porte-parole de Delek, avait clairement exprimé l'intérêt de Delek pour la raffinerie de l'est de la métropole. Cependant, Delek n'a jamais fait d'offre formelle à Shell. Jim Boles avait toutefois spécifié que Delek n'achèterait pas une raffinerie dont on aurait fait cesser toutes les activités.
Shell est sur le point de démanteler complètement ses installations de raffinage à Montréal afin de les transformer en centre de distribution. Plus de 500 emplois syndiqués sont en jeu dans ce dossier, et quelques centaines d'autres emplois sont aussi menacés par la fermeture éventuelle de la raffinerie Shell.
Shell est établie dans la métropole québécoise depuis 77 ans.
Prudence et espoir chez les employés syndiqués
Le Syndicat des employés de Shell à Montréal accueille cette reprise possible des discussions avec un mélange d'optimisme et de méfiance. Catherine Escojido, par exemple, se demande s'il ne s'agit pas d'une « opération de relations publiques » de la part de Shell. « C'est rare qu'une entreprise annonce qu'elle négocie », dit-elle.
De son côté, Jean-Claude Rocheleau, se montre optimiste. Selon lui, si « tout le monde y met du sien, on va finir par a voir une entente pour revendre cette raffinerie-là ».
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La raffinerie Shell |
Radio-Canada.ca avec Presse canadienne