Kanesatake
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PC/Tom Hanson
Le conseil des Mohawks de Kanesatake dénonce le projet immobilier de la Financière Norfolk à Oka et affirme qu'il ne tolérera aucune activité non autorisée sur ce territoire qu'il revendique.
La pression a monté d'un cran à Oka autour du projet de développement immobilier de la Financière Norfolk.
Le conseil des Mohawks de Kanesatake dénonce le projet et prévient qu'il ne tolérera aucune activité non autorisée sur le territoire qu'il revendique.
Le grand chef du conseil de bande, Sohenrise Paul Nicholas, affirme que les terres appartiennent aux Mohawks et que ceux-ci entendent les protéger de toute violation. Il qualifie la démarche de Norfolk de « provocation ».
L'entreprise songe à faire appel au tribunal pour forcer la Ville d'Oka à accepter son projet de développement immobilier. Jusqu'à présent, le conseil municipal a refusé de lui octroyer un permis pour défricher ces terrains.
La Financière Norfolk prétend que les terres sont siennes d'après le Code civil du Québec et le cadastre officiel. « On est dans nos droits, soutient Luc Côté, responsable du projet chez la Financière Norfolk. La Ville d'Oka, le gouvernement du Québec et le gouvernement fédéral reconnaissent que ces terrains nous appartiennent de plein droit. »
En entrevue à Radio-Canada, Luc Côté a affirmé que Norfolk veut que le gouvernement fédéral achète les terrains, si d'autres solutions ne sont pas trouvées bientôt. Mais Ottawa a répondu qu'il ne le ferait pas pour régler les revendications territoriales des Mohawks.
Les terres sur lesquelles Norfolk prévoit la construction d'un lotissement sont situées au coeur de la seigneurie du Lac-des-Deux-Montagnes, juste en face de la pinède où ont éclaté les événements ayant mené à la crise d'Oka, à l'été 1990.
Pour l'instant, le promoteur désire abattre des arbres centenaires en vue de construire trois maisons. Il affirme qu'il sera de retour dans neuf jours sur les terrains pour effectuer l'inventaire des arbres à couper. Il a engagé un ingénieur forestier pour s'assurer de respecter tous les critères de la Ville et ainsi avoir une preuve solide à présenter au tribunal.
Le grand chef Nicholas dit que les Mohawks se rendront à Ottawa d'ici un mois pour rencontrer des représentants du gouvernement, où il sera peut-être question des terrains litigieux.