L'abatteuse s'abat sur le boisé Douglas

Saint-Jean-sur-Richelieu : Des citoyens dénoncent l'abattage d'arbres matures dans le boisé Douglas

Des citoyens de Saint-Jean-sur-Richelieu sont mécontents : le boisé Douglas, constitué principalement d'arbres matures, est en proie à l'abatteuse et aux scies à chaîne pour permettre la réalisation d'un projet de construction de bâtiments commerciaux, dont une épicerie.

Des citoyens de Saint-Jean-sur-Richelieu dénoncent l'abattage d'arbres matures dans le boisé Douglas au profit d'un développement commercial.

Les opposants à ce projet se sentent trahis : l'abattage ne devait pas avoir lieu avant le mois d'août. Ils assistent impuissants au déboisement d'un site qu'ils souhaitent voir protégé.

« On a un boisé qui est fantastique. C'est un des derniers urbains de Saint-Jean avec une grande valeur écologique. Au niveau environnemental, y possède des espèces autant les arbres, les grenouilles, plusieurs espèces de valeur. » — Line Rougeau, porte-parole Comité SOS Bois Douglas

Les opposants ne comprennent pas pourquoi la date de l'abattage des arbres a été avancée. Elle était prévue pour la première semaine du mois d'août. Une loi fédérale interdit l'abattage d'arbre pendant la période de nidification d'oiseaux migrateurs. Des agents du Service canadien de la faune se sont même déplacés sur les lieux.

Alain Paradis est le seul conseiller municipal du parti au pouvoir contre ce projet. Il est venu voir les travaux de déboisement et a du mal à cacher sa déception.

« C'est une richesse. C'est du patrimoine qu'on a actuellement. Mes enfants, mes petits enfants mes arrières petits enfants ne verront pas ça de leur vie parce que c'est un boisé de troisième génération qui prend au delà de 150 à 200 ans à se recréé dans son état actuel. » — Alain Paradis Conseiller municipal

À l'Hôtel de vile, Gilles Dolbec se dit étonné par la réaction des opposants.

« Les gens, ça fait des années qu'y savent qu'on va couper des arbres. Mais là, y viennent de voir que c'est vrai. Les gens réagissent, c'est correct, c'est normal. » — Gilles Dolbec, Maire, président du Comité exécutif

Les opposants espèrent toujours l'intervention du gouvernement de Québec pour faire arrêter les travaux, même si la bataille semble déjà perdue.

D'après un reportage dÉric Plouffe

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