Montréal
Écluse de Sainte-Catherine
Coûteuse attente dans la voie maritime
Mise à jour le mercredi 14 juillet 2010 à 18 h 52
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Le M/V Richelieu
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Une quantité moindre d'hydrocarbures flotte maintenant à la surface du fleuve, près de deux jours après l'incident impliquant un navire du groupe Canada Steamship Lines (CSL) sur la voie maritime du St-Laurent, au sud de Montréal.
Il s'agit d'une bonne nouvelle pour les équipes du ministère de l'Environnement du Québec. Ces équipes pourront ainsi mieux contenir le déversement et nettoyer la rive, près de l'écluse de Sainte-Catherine.
Les conditions climatiques ont été favorables aux équipes du ministère : en raison des vents, le carburant qui s'est répandu dans l'eau s'est retrouvé le long de la rive, ce qui rend son nettoyage plus aisé.
Mais la situation n'est pas rétablie pour autant sur la voie maritime, où la circulation est interrompue depuis lundi soir. Mercredi en après-midi, neuf navires (sept en direction de Montréal et deux en direction des Grands Lacs) se trouvaient immobilisés sur la voie maritime. Trois autres navires sont ancrés au port de Montréal en raison de l'interdiction de circuler.
« À ce temps-ci de l'année, on parle de huit navires en moyenne par jour », explique Jack Meloche, gestionnaire des opérations pour la voie maritime du St-Laurent.
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Jack Meloche, gestionnaire des opérations pour la voie maritime du St-Laurent
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L'interdiction de circuler coûte des milliers de dollars supplémentaires par jour aux armateurs.
Des effets sur la faune
Ce déversement de carburant a rendu la vie difficile aux oiseaux. Une vingtaine d'entre eux montraient des traces de souillure de mazout. Quatre oiseaux ont été soignés à l'Hôpital vétérinaire de St-Hyacinthe.
De plus, la présence de ces combustibles lourds ne sera pas sans effet sur les écosystèmes. Le grand défi consiste à nettoyer sans endommager davantage les milieux naturels, a expliqué en substance Sonia Laforest, d'Environnement Canada. Les experts cherchent quelles techniques ils devront utiliser pour rétablir la situation.
Dans la nuit de mardi à mercredi, des équipes se sont activées à pomper le carburant qui est contenu à l'aide de barrières flottantes.
Rappelons que le navire échoué appartient au groupe Canada Steamship Lines (CSL). CSL affirme qu'une panne de moteur ainsi que de forts vents sont à l'origine de l'accident. Le vraquier transportait du blé. La quantité de carburant qu'il avait dans ses réservoirs n'a pas encore été évaluée avec précision.
Radio-Canada.ca avec Presse canadienne