Le Stade olympique de Montréal, avec son toit actuel
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THE CANADIAN PRESS/Paul Chiasson
La Régie des installations olympiques confirme son choix pour un toit fixe et rigide pour le stade en publiant un avis d'intention pour aller de l'avant avec SNC-Lavalin. L'architecte Roger Taillibert estime qu'il s'agit d'une mauvaise idée.
La Régie des installations olympiques (RIO) compte aller de l'avant avec la proposition faite par SNC-Lavalin pour le remplacement du toit du stade olympique.
La RIO a publié lundi un avis d'intention dans lequel elle réclame du gouvernement du Québec l'autorisation de conclure une entente avec la firme d'ingénierie montréalaise. En vertu de cette entente, SNC-Lavalin concrétiserait la soumission faite en 2007 à la RIO pour donner au stade montréalais un toit fixe et rigide.
Selon la directrice des communications de la RIO, Sylvie Bastien, on privilégiera un toit fixe, pour une fiabilité accrue et un coût moindre.
L'architecte du stade olympique, Roger Taillibert, juge quant à lui mauvaise l'idée d'un toit fixe, qui empêche de tenir des événements sportifs extérieurs.
Cependant, d'autres soumissionnaires sont invités à se manifester pour mener à bien ce projet. Ce nouvel appel est rendu possible par le fait que la RIO a modifié les modalités de paiements destinés à la firme choisie. Les entreprises qui souhaitent poser leur candidature ont jusqu'à fin août pour le faire.
Depuis quatre ans, la RIO a investi 3,5 millions de dollars en études diverses pour trouver une solution aux problèmes récurrents du toit du stade olympique.
Le 10 juin dernier, Radio-Canada révélait le contenu d'un document qui illustrait à quel point le toit actuel était vulnérable. La toile qui recouvre actuellement le stade olympique a perdu 45 % de sa résistance, et elle subit chaque année jusqu'à une soixantaine de déchirures. Il est donc impératif de remplacer ledit toit.