En plus d'être en lock-out, 124 travailleurs du Journal de Montréal risquent maintenant de devoir verser des amendes salées ou même d'aller en prison. La cour supérieure du Québec les a en effet condamnés pour outrage au tribunal. Cette décision a été rendue mardi par la juge Anne-Marie Trahan contre la CSN et le Syndicat des travailleurs de l'information du Journal de Montréal.
La cour supérieure du Québec reconnaît la culpabilité de la CSN et le Syndicat des travailleurs du Journal de Montréal pour outrage au tribunal, relativement aux événements de juillet 2009 durant lesquels des syndiqués étaient entrés au Journal de Montréal.
En janvier, les syndiqués eux-mêmes avaient plaidé coupables pour avoir pénétré illégalement dans les locaux de leur employeur, rue Frontenac, à Montréal. C'était le 22 juillet 2009.
Les syndiqués avaient perpétré ce coup d'éclat pour souligner les six mois qu'ils venaient de passer sur le trottoir. Toutefois, pour ce faire, ils risquent maintenant de devoir verser jusqu'à 50 000 $ et de passer jusqu'à un an en prison. Par-dessus le marché, la direction du Journal de Montréal jongle avec la possibilité d'imposer des sanctions aux fautifs.
Dans son jugement, le tribunal met en relief le côté prématuré de l'action qu'avaient menée les syndiqués. Les travailleurs en lock-out étaient alors sous le coup d'une ordonnance rendue en juin 2009 par le juge Michel A. Caron. Cette ordonnance leur interdisait de se trouver sur le terrain du Journal de Montréal ou à l'intérieur de l'immeuble.
La direction du Journal de Montréal a annoncé, par communiqué, avoir accueilli le jugement d'Anne-Marie Trahan « avec une grande satisfaction ».
Les employés du Journal de Montréal sont en lock-out depuis le 24 janvier 2009.