Des enseignants manifestent à Montréal.
Des milliers d'enseignants ont manifesté, mardi, au centre-ville de Montréal afin de protester contre l'impasse dans laquelle se trouvent les négociations avec le gouvernement.
La journée de grève des 32 000 enseignants membres de la Fédération autonome de l'enseignement tire à sa fin. Mais le dossier est loin d'être clos, car c'est l'impasse dans les négociations de ces syndiqués avec le gouvernement.
Les manifestants ont exprimé leur mécontentement devant les bureaux du premier ministre, à Montréal. Ils sont représentés par la Fédération autonome de l'enseignement (FAE), qui regroupe neuf syndicats d'enseignants, dont l'Alliance des professeurs de Montréal.
Cette grève légale a privé d'école 300 000 enfants. Elle a touché 800 écoles de Montréal, de Laval, de l'Outaouais et de la Haute-Yamaska, notamment.
Courchesne campe sur ses positions
La ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, estime que ce mouvement de grève était prématuré. Michelle Courchesne affirme qu'il y a encore place à de la négociation dans ce dossier. Selon la ministre de l'Éducation, cet arrêt de travail ne changera rien dans les positions qu'a prises le gouvernement dans ce dossier.
Cette journée de grève avait été décrétée en mars dernier. Le même mois, un médiateur avait été nommé pour tenter de sortir les négociations de l'impasse.
Les enseignants sont insatisfaits de leurs conditions de travail. Un certain nombre d'entre eux vivent de la précarité, particulièrement dans les secteurs de l'éducation aux adultes. Enfin, les enseignants dénoncent le manque de services offerts aux élèves.
Enfin, en mai dernier, la Fédération autonome de l'enseignement avait alerté l'opinion publique sur les problèmes de violence auxquels les enseignants disent faire face dans les salles de classe.
Entente de principe pour une autre fédération d'enseignants
À l'opposé de la Fédération autonome de l'enseignement, la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE-CSQ) a conclu une entente de principe avec le gouvernement de Jean Charest. Les enseignants qui sont représentés par cette fédération syndicale ont notamment eu gain de cause en ce qui a trait au nombre d'élèves par classe, qui sera réduit, comme ils le souhaitaient.
Mais le président de la Fédération autonome de l'enseignement, Pierre St-Germain, affirme que les conditions de travail des enseignants se sont dégradées, spécialement au cours des cinq dernières années. Il faut prendre le temps, selon lui, de rétablir la situation.