Par sa publicité, qui montre sans équivoque les attributs d'une joueuse de tennis, la station radiophonique privée CKAC affirme vouloir proposer autre chose que du hockey à ses auditeurs. Mais pour des groupes de femmes qui luttent contre le sexisme et l'exploitation sexuelle des femmes, CKAC fait preuve d'irrespect envers les femmes et notamment les athlètes.
Une publicité publiée dans les journaux et sur laquelle on voit une joueuse de tennis dans une position suggestive est dénoncée par des associations de femmes.
La publicité en question est parue dans des journaux. Elle montre l'image d'une joueuse de tennis, photographiée de dos. La jupette de la jeune femme est juste assez relevée pour révéler son slip.
Axelle Beniey, de la Concertation des luttes contre l'exploitation sexuelle (CLES).
Axelle Beniey considère que cette publicité insulte les athlètes féminines, mais aussi les hommes, puisque, selon Axelle Beniey, elle laisse entendre que le sport doit tourner autour du sexe.
Pour Jeanne Maranda, de la Coalition nationale contre les publicités sexistes, le message véhiculé par cette publicité réduit les femmes à un rôle de séduction.
Tennis Canada a jugé bon d'entrer en contact avec CKAC pour effectuer une mise au point : « On a justement eu une conversation avec CKAC pour s'assurer que ces valeurs-là ne seraient pas véhiculées pour parler de notre tournoi de la Coupe Rogers, qui s'en vient cet été », a déclaré Louis-Philippe Daurais, porte-parole de Tennis Canada.
Les groupes qui s'insurgent contre cette publicité déplorent que leur geste de dénonciation ait pour effet d'attirer l'attention sur ladite publicité. Mais selon Axelle Beniey, il importe d'aiguiser le sens critique de l'opinion publique sur la portée négative de ce genre de publicité.
D'après un reportage de Claude Sophie Hennekens