La rectrice de l'Université Concordia, Judith Woodsworth, accompagnant un des danseurs de la troupe invitée lors de la dance d'amitié qui a eu lieu à la cérémonie de signature.
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Université Concordia
À Montréal, mardi, des doyens d'universités canadiennes et des représentants des Premières Nations ratifient une entente qui transformera la manière dont on enseigne aux autochtones au pays. Cette entente est ratifiée dans le cadre du Congrès des sciences humaines qui se déroule à l'Université Concordia jusqu'à vendredi.
Une entente, ratifiée à Montréal mardi, permettra la révision des programmes universitaires de manière à favoriser l'épanouissement des autochtones au Canada.
Des personnalités autochtones ont assisté à la ratification, comme Matthews Coon Come, membre du Grand conseil des Cris, de même que Annette et M. Freddie Deer, chefs mohawks de Kahnawake. Des représentants de l'Association canadienne des doyens et doyennes d'éducation étaient aussi présents.
L'Accord sur l'éducation autochtone permettra la révision des programmes universitaires de manière à respecter davantage les valeurs et les spécificités culturelles des autochtones au pays. Cet accord pourra aussi servir de cadre pour l'élaboration de programmes qui vont dans le sens de ce que souhaitent les Premières Nations. Cette entente favorisera par exemple la promotion et l'enseignement des langues autochtones, ou encore la création de bourses d'études.
Au Canada, en vertu du recensement effectué en 2006, on compte un peu plus de 1,1 million d'autochtones. De ce nombre, 60 % sont membres des Premières Nations, 33 % sont Métis et 4 % sont Inuits. Environ la moitié de ces autochtones sont âgés de moins de 24 ans.