Manifestation contre le profilage racial et la brutalité policière, en octobre 2008
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PC/Graham Hughes
Une consultation publique de la Commission des droits de la personne et droits de la jeunesse sur le profilage ethnique s'est ouverte mercredi avec la présentation d'une étude qui révèle que, à Montréal, les jeunes Noirs sont deux fois plus souvent accusés de crimes que les adolescents blancs.
Une étude présentée à l'ouverture d'audiences publiques sur le profilage ethnique révèle que l'origine des jeunes a un impact significatif sur leurs risques d'être arrêtés par les policiers montréalais.
Le professeur Christopher McAll, du Centre de recherche sur les inégalités sociales et les discriminations de l'Université de Montréal, est arrivé à ce constat en examinant les données de la Chambre de la jeunesse de la Cour du Québec, des données qui remontent à 2001.
Le Pr McAll a aussi constaté que les jeunes Noirs ont sept fois plus de risques d'être arrêtés après avoir été observés par les policiers que des Blancs. Les jeunes Noirs sont aussi davantage surveillés dans les commerces.
Le chercheur montréalais condamne ces pratiques policières qui s'apparentent à du profilage ethnique.
Le profilage ethnique policier ne sera pas le seul élément examiné par la Commission. Son président, Gaétan Cousineau, explique que le mandat est beaucoup plus large.
Le rapport de la Commission, qui doit déterminer si le profilage racial est maintenant endémique dans la province, devrait être prêt pour la fin de l'année. Déjà, plusieurs participants mettent en cause les médias qui ont tendance à alimenter la peur à l'égard des jeunes Noirs en amplifiant, par exemple, l'importance des gangs de rue.
Une centaine de plaintes relativement au profilage ethnique ont été déposées depuis 2005 à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse.
Les audiences publiques se poursuivent jeudi à Montréal, puis du 9 au 11 juin. La consultation publique s'arrêtera à Québec le 2 juin prochain.