Cette commis a accepté de vendre à l'unité une cigarette tout en disant qu'elle n'en avait pas le droit.
La vente à l'unité de cigarillos ou de cigarettes est interdite au Canada, mais plusieurs commerçants ne se conforment pas à la loi.
Une équipe d'enquête de la CBC constate que des commerçants de Montréal acceptent toujours de vendre à l'unité des cigarillos ou des cigarettes à des clients, notamment à des mineurs, même si c'est illégal.
Une équipe d'enquête de la CBC a visité 10 dépanneurs de Montréal à l'aide de caméras cachées. Sur les 10 établissements visités, 4 ont accepté de vendre à l'unité des cigarettes ou des cigarillos. Deux d'entre eux en ont même vendu à des mineurs. Une des transactions s'est faite à l'extérieur du dépanneur.
Tous les commerçants savaient que depuis le 6 avril, il est interdit de vendre des cigarillos ou cigares en paquet de moins de 20 unités. La vente à l'unité de cigarettes était déjà illégale.
« C'est sûr qu'ils le savent que c'est illégal, mais c'est pour leur magasin, c'est pour leur bien, c'est eux qui font le profit alors ils s'en foutent », dit Angela Mc Crary, 17 ans, qui a réussi à acheter à l'unité deux cigarillos aromatisés et une cigarette.
Pour l'Association canadienne des dépanneurs en alimentation (ACDA), cette interdiction ne règle pas le problème de fond qui est la contrebande. « C'est de l'hypocrisie, c'est juste une raison politique d'empêcher de vendre à l'unité. Le gouvernement veut montrer qu'il fait quelque chose pour les jeunes, mais en fait le marché du tabac est de plus en plus entre les mains des criminels », avance Michel Gadbois, vice-président principal de l'ACDA.
Au Québec, il y a 11 inspecteurs fédéraux chargés de faire respecter la loi. Ils ont commencé leur tournée auprès des fabricants, des importateurs et des commerçants. Pour l'instant, des amendes ne sont données qu'aux récidivistes.
D'après un reportage de Solveig Miller et CBC