Des bus électriques d'ici 2026

Le reportage de Jean-Hugues Roy

Pour Carl Desrosiers, chef d'exploitation à la Société de transport de Montréal (STM), les bus alimentés en électricité représentent l'une des solutions qu'il faut envisager afin d'améliorer le transport des Montréalais.

Des autobus électriques sur tout le réseau montréalais? Ce n'est pas une utopie, mais bien le scénario qu'annonce la Société de transport de Montréal, qui compte mener à bien ce projet d'ici 2026.

Mais l'avènement de ces autobus dans les rues de la métropole ne se fera pas du jour au lendemain. En fait, la STM entend échelonner leur implantation sur une quinzaine d'années, soit d'ici 2026.

La STM procédera à des essais « pour bien comprendre le phénomène » des autobus électriques, dit Carl Desrosiers.

La STM a fait l'annonce de ses intentions en matière d'autobus électriques dans le cadre d'un colloque qui s'est tenu, jeudi et vendredi, au Palais des congrès de Montréal.

Le Colloque sur l'électrification des transports terrestres au Québec : Du mythe à la réalité, était organisé par l'UQAM en collaboration avec le ministère des Transports du Québec, la Ville de Montréal, Hydro-Québec, l'Association du transport urbain du Québec et le Centre québécois d'action sur les changements climatiques.

L'enjeu, c'est la pile!

Selon Carl Desrosiers, les autobus électriques existent et ils fonctionnent bien. Le défi, toutefois, consiste à les recharger de manière adéquate pour qu'ils roulent le plus longtemps possible.

« La grande tendance en Europe et ailleurs est de biberonner votre véhicule! C'est un terme assez drôle qui signifie qu'un autobus sera rechargé rapidement après avoir effectué son circuit. On se dirige vers ça. »

Carl Desrosiers explique avec humour que la STM doit tenir compte du climat québécois dans son plan d'électrification de son réseau d'autobus : « Sur la Côte-des-Neiges, à -20 degrés Celsius quand il neige, recharger un autobus c'est une autre histoire. »

Dans la présentation de son colloque, le département d'études urbaines et touristiques de l'UQAM rappelle que « le parc mondial de véhicules pourrait plus que doubler d'ici 2030, passant de 800 millions à plus de 1,4 milliard ».

De plus, dit encore l'UQAM, l'urbanisation s'accélère sur des territoires de plus en plus vastes, d'où l'importance de trouver de nouvelles sources d'énergie propre.

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