Gérald Tremblay était déjà au courant

Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, réagit à la publication du rapport du vérificateur de la Ville. Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, réagit à la publication du rapport du vérificateur de la Ville.

Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, affirme qu'il était parfaitement au courant des irrégularités relevées par le vérificateur de la Ville de Montréal relativement au contrat attribué à la firme de téléphonie Telus.

Le maire de Montréal réagit vivement à la publication du rapport du vérificateur général de la Ville, en affirmant qu'il était au courant depuis longtemps des irrégularités dans le contrat attribué à Telus.

Le vérificateur général de la Ville, Jacques Bergeron, a constaté que deux ans après l'octroi de deux contrats de 82 millions de dollars à Telus, le nouveau réseau téléphonique n'est toujours pas en place.

« J'avais eu connaissance depuis de nombreux mois de ces informations et il n'y a rien de nouveau pour moi dans ce rapport », a déclaré le maire Tremblay durant un point de presse, jeudi.

Gérald Tremblay, qui est de retour d'une mission en Chine, assure qu'il avait suivi de près tout ce qui a trait à ce contrat.

Le maire de Montréal a tenu à expliquer que la Ville avait opté « pour le plus bas soumissionnaire ». En substance, le maire a rappelé qu'un autre gros joueur avait proposé ses services, soit Bell.

Gérald Tremblay a affirmé que le choix avait été difficile à faire, d'autant plus que quelques jours après le choix de Telus, l'entreprise Bell avait confirmé qu'elle resterait à Montréal, en procédant à des investissements et en confirmant le maintien de son siège social à l'île des Soeurs.

Gérald Tremblay dit avoir intimé à son personnel de mettre « sous haute surveillance » l'évolution du contrat conclu avec Telus. « Cette entreprise-là nous avait donné un prix. C'était un prix très compétitif pour Montréal... Mais il n'était pas question que les coûts du contrat excèdent ce prix », a martelé Gérald Tremblay.

Apprenant que des irrégularités entachaient ce contrat, le maire affirme qu'il a fait son travail en appelant la police.

Gérald Tremblay affirme de plus qu'il n'a rien à reprocher au directeur général de la Ville, Louis Roquet. Ce dernier s'est défendu plus tôt d'avoir laissé filtrer de l'information. Louis Roquet affirme ne pas avoir mal agi en remettant à Telus une partie du rapport du vérificateur général.

Une question de crédibilité

Relativement aux allégations de corruption qui pèsent sur l'attribution des contrats dans le monde municipal, le maire de Montréal a déclaré qu'il avait précisément décroché son troisième mandat en promettant de jeter la lumière sur ces problèmes.

« M'excuser de quoi? De rétablir la crédibilité des élus? De tous les élus? Alors que tous les élus sont à 10-15 % dans tous les sondages? Au contraire, les gestes que je pose sont pour rétablir la crédibilité et établir hors de tout doute que l'institution qu'on représente mérite la confiance des citoyens et des citoyennes. » — Le maire de Montréal, Gérald Tremblay

« Je suis en train de faire le ménage, alors laissez-moi faire mon travail! », a plaidé Gérald Tremblay.

Gérald Tremblay affirme qu'il n'a de cesse de rétablir la crédibilité des élus municipaux aux yeux des citoyens et que nombre de ses collègues, maires comme lui, lui en sont reconnaissants. Le maire de Montréal visait par ces propos le maire de Québec, Régis Labeaume, qui a été critique à son endroit.

L'opposition ne réclame pas le départ de Louis Roquet

Les chefs des deux partis qui forment l'opposition à l'Hôtel de Ville de Montréal estiment que le directeur général de la Ville n'aurait pas dû transmettre le rapport préliminaire du vérificateur général à Telus. Mais comme l'explique Richard Bergeron, de Projet Montréal, l'opposition « ne remet pas en cause à ce stade-ci la légitimité de la vérification générale exercée par M. Roquet ».

La chef du parti Vision Montréal, Louise Harel, dénonce que Louis Roquet ait confié des informations confidentielles « de sa propre autorité, sans s'en référer au vérificateur général ».

« C'est là le vice dans tout ça [Louis Roquet] fait comme si le vérificateur général dépendait de lui, comme s'il était l'autorité officielle à la Ville et qu'il pouvait faire ce qu'il voulait. C'est là le vice. » — Louise Harel, chef de Vision Montréal