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Luc Lavigne
Le vérificateur général de la Ville de Montréal, Jacques Bergeron, a constaté des irrégularités telles dans son enquête sur l'attribution d'un contrat à la firme de téléphonie Telus qu'il a remis le dossier aux autorités policières.
Le vérificateur général de la Ville de Montréal, Jacques Bergeron, a constaté de telles irrégularités dans son enquête sur l'attribution d'un contrat à la firme de téléphonie Telus qu'il a remis le dossier aux autorités policières.
C'est l'une des nombreuses constatations contenues dans son rapport annuel déposé tard, lundi soir, à l'hôtel de ville de Montréal.
Le directeur général de la Ville, Louis Roquet, a été la cible de la plupart des critiques des conseillers de l'opposition, à la sortie de l'assemblée, vers 23 h. L'opposition dénonce le fait que M. Roquet avait préalablement transmis à Telus le chapitre du rapport la concernant, un geste que le vérificateur général lui-même a dénoncé.
« Le geste de Louis Roquet est plus grave », a dit Alex Norris, porte-parole de Projet Montréal en matière de gouvernance, en entrevue téléphonique avec Radio-Canada. « Il se pourrait que ce geste de M. Roquet ait permis à Telus de cacher des faits », a-t-il ajouté.
Alex Norris ne demande pas à M. Roquet de démissionner, mais souhaite entendre ses explications le plus vite possible.
La chef de l'opposition officielle à l'hôtel de ville de Montréal, Louise Harel, ne demande pas non plus la démission du directeur général de Montréal. « C'est une enquête policière qui s'ajoute à celle sur la SHDM, à celle sur les compteurs d'eau, vraiment, cette administration est une catastrophe », dit Mme Harel.
Encore BCIA
Le maire de l'arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, Réal Ménard, juge par ailleurs préoccupant le chapitre du rapport du vérificateur général sur la firme BCIA. On sait que l'entreprise de Luigi Coretti avait notamment le mandat d'assurer des services de sécurité pour le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).
Or, on apprend dans le rapport que jamais aucun membre de BCIA n'a fait l'objet de vérifications de sécurité, contrairement à ce qu'a déjà indiqué l'ex-chef du SPVM Yvan Delorme, devant une commission du conseil municipal.
« Comment un chef de police, qui gère un service de 600 millions de dollars, de près de 5000 employés, peut-il se présenter devant des élus et dire qu'il y a eu un contrat et un processus d'habilitation de sécurité », a demandé M. Ménard, qui estime que « M. Delorme devra s'expliquer. »
D'après un reportage de Jean-Hugues Roy