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Montréal

Boisbriand

Pas de porcs dans ma cour

Mise à jour le jeudi 8 avril 2010 à 0 h 09

AccelLAB teste des implants cardio-vasculaires et orthopédiques sur des animaux pour des fabricants du monde entier.

AccelLAB teste des implants cardio-vasculaires et orthopédiques sur des animaux pour des fabricants du monde entier.

À Boisbriand, la construction d'un centre de recherche en biotechnologie pouvant abriter jusqu'à 400 porcs soulève la colère des résidents.

Les citoyens ont pu exprimer leurs inquiétudes mercredi soir lors d'une consultation publique organisée par la municipalité. Près de 300 personnes se sont déplacées pour l'occasion.

Plusieurs résidents de la municipalité sont surtout mécontents d'avoir appris l'existence de ce projet dans un petit avis public publié dans un journal local. L'avis public confirmait qu'il y avait un certificat d'autorisation déjà émis pour ce projet de 12 millions de dollars.

Le projet en question est celui d'AccelLAB. L'entreprise en biotechnologie teste des implants cardiovasculaires et orthopédiques sur des animaux pour des fabricants du monde entier.

Les locaux actuels d'AccelLAB sont situés dans le parc industriel de Boisbriand et abritent 66 porcs. La demande est cependant si forte que l'entreprise souhaite mettre sur pied un centre de recherche pouvant accueillir jusqu'à 400 bêtes. AccelLAB entend construire son nouveau centre d'élevage près d'un quartier résidentiel où vit, entre autres, une importante communauté juive orthodoxe.

« Tout le monde est fâché. Le quartier, ici, c'est pour la tranquillité, pas pour les cochons », dit un résident.

« Si on a les odeurs, les maisons vont descendre de 25 %-30 % et puis on va être obligé de vivre avec. Nos hamburgers sur le patio, ils vont goûter les odeurs », ajoute un autre citoyen.

Le Dr Guy Leclerc, président d'AccelLAB

Le Dr Guy Leclerc, président d'AccelLAB

De son côté, AccelLab se veut rassurante. Elle assure que son projet n'a rien de comparable à une porcherie. « Chez nous, c'est un milieu qui ressemble beaucoup plus à des soins intensifs hospitaliers sur le plan de la propreté, où les animaux sont lavés tous les jours, les enclos sont lavés tous les jours, les planchers sont lavés tous les jours, aucun lisier qui est gardé sur place », dit le président d'AccelLAB, le Dr Guy Leclerc.

Le Dr Leclerc précise aussi qu'aucune odeur n'émane des locaux actuels de l'entreprise, situés à moins de 50 mètres de maisons, et assure qu'il en serait de même avec les nouvelles installations.

D'après un reportage de Jean-Sébastien Cloutier

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