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Des infirmières de l'Hôpital Charles-Lemoyne de Longueuil ont refusé pendant des heures de rentrer au travail samedi pour dénoncer leurs conditions de travail.
Les infirmières de Longueuil ont dû refuser de rentrer au travail samedi pour en venir à une entente avec le Conseil des services essentiels, qui leur a finalement garanti qu'elles auraient des remplaçantes.
Ces infirmières du service de périnatalité protestent contre le manque chronique de personnel et se disent victimes d'intimidation de la part de la direction pour les obliger à faire des heures supplémentaires, notamment la nuit.
Tout est finalement rentré dans l'ordre, vers 21 h, après qu'elles aient reçu la garantie du Conseil des services essentiels qu'elles auraient des remplaçantes pour poursuivre le travail, à la fin de leur quart.
C'est la troisième fois en quelques semaines que des infirmières de la grande région de Montréal refusent de rentrer au travail.
Des moyens de pression similaires avaient été exercés à l'hôpital Maisonneuve-Rosemont et à celui du Haut-Richelieu à Saint-Jean.
Selon le président du Conseil pour la protection des malades, Paul Brunet, le problème n'est pourtant pas qu'il manque d'infirmières au Québec.
En fait, soutient-il, c'est le peu d'attrait qu'exerce sur elles le réseau public, en raison de ses piètres conditions de travail, qui explique la pénurie vécue.
Il souligne, comme exemple d'incohérence du système public, que dans les dernières années, 2000 nouveaux gestionnaires ont fait leur entrée dans le réseau, mais qu'une proportion bien moindre de postes permanents d'infirmières a été créée.