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Montréal

Journal de Montréal

Quebecor réplique point par point

Mise à jour le jeudi 18 février 2010 à 12 h 28

Manifestation des 250 employés du Journal de Montréal placés en lock-out

Quebecor réplique de manière cinglante aux journalistes et autres employés en lock-out du Journal de Montréal, qui l'accusent de « délinquance corporative ».

Rappelons que le Syndicat de l'information du Journal de Montréal sollicite l'intervention du président de la Caisse de dépôt et placement du Québec, Michael Sabia, dans l'espoir de dénouer le conflit de travail houleux qui l'oppose depuis plus d'un an à Quebecor Media.

Les 253 syndiqués en lock-out ont brièvement occupé, mercredi, l'édifice de la Caisse de dépôt et placement. Au terme de cette manifestation, ils auraient obtenu l'assurance de pouvoir s'entretenir avec Michael Sabia dans les jours à venir.

La Caisse de dépôt et placement est actionnaire à 45 % de Quebecor Media. Cette situation pousse les syndiqués en lock-out à dénoncer, auprès de Michael Sabia, « que Quebecor Media soit devenue le champion incontesté des conflits de travail ». Les employés en lock-out soutiennent que leur employeur a décrété 14 lock-out en 14 ans et que tous ces lock-out sont survenus sous la gouverne de Pierre Karl Péladeau.

Quebecor Media rétorque de la manière suivante : « En ce qui a trait au nombre de conflits de travail évoqué, Quebecor compte en son sein plus de cent syndicats distincts avec lesquels elle renégocie, bon an mal an, de 15 à 20 contrats de travail, un record pour son secteur d'activité. Il n'est donc pas incongru qu'elle doive faire face à des défis plus nombreux en matière de relations de travail. »

Quebecor rappelle aussi que le lock-out est « aussi légal que la grève ».

La Caisse de dépôt et placement prise à partie

Dans une lettre envoyée à Michael Sabia, le président du syndicat de l'information du Journal de Montréal, Raynald Leblanc, écrit que la Caisse « s'attend à ce que les entreprises dans lesquelles elle investit mènent leurs activités en respectant les droits et les libertés des travailleurs ».

Comment la Caisse peut-elle fermer les yeux sur la déplorable feuille de route de Quebecor et de QMI, ses partenaires d'affaires, en matière de relations de travail?

— Raynald Leblanc, président du syndicat de l'information du Journal de Montréal

En janvier, le syndicat des travailleurs de l'information du Journal de Montréal établissait le constat qu'après un an de lock-out, les syndiqués se heurtaient au refus de l'employeur de dénouer l'impasse. La direction de Quebecor répliquait qu'il n'y aurait de déblocage que lorsqu'elle aurait la possibilité de faire des mises à pied pour s'adapter à la nouvelle conjoncture économique et médiatique.

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