![]() Tarifs dans le métro La mairesse de Longueuil contre-attaqueMise à jour le vendredi 5 février 2010 à 20 h 19
Un million de dollars: c'est la somme que Longueuil menace de ne pas payer si la hausse des tarifs imposée aux usagers du métro sur la Rive-Sud de Montréal est maintenue. Ce million de dollars correspond à la quote-part que verse Longueuil pour éponger le déficit du métro de Montréal. En augmentant ainsi les tarifs, le maire de Montréal, Gérald Tremblay, et le président de la Société de transport de Montréal, Michel Labrecque, ont cédé « aux pressions du maire de Laval », proteste la mairesse de Longueuil, Caroline St-Hilaire. Selon Mme St-Hilaire, c'est en menaçant de ne pas payer sa quote-part que son homologue de Laval, Gilles Vaillancourt, a réussi à faire fléchir la STM et le maire Tremblay au sujet des tarifs dans le métro. Par conséquent, dit Caroline St-Hilaire, « nous n'enverrons pas non plus notre quote-part ». C'est la stratégie qu'utilise Longueuil pour protester contre la hausse « unilatérale et draconienne » des tarifs pour pouvoir monter à bord du métro à partir de la station Longueuil-Université-de-Sherbrooke. Rappel des faits Ce qui fait bondir Longueuil, c'est la décision de la STM de refuser aux détenteurs de la CAM l'accès à la station de métro Longueuil-Université-de-Sherbrooke. À compter du 1er juillet, les usagers de cette station devront tous se procurer le titre de transport TRAM 3 et ainsi débourser mensuellement 41 $ de plus à partir de juillet. Ce titre coûtera donc 111 $, ce qui constitue une hausse de 60 %. Il est à noter que les usagers du service d'autobus à Longueuil paient déjà ce tarif de 111 $. L'accroissement du prix des titres touchera donc les gens qui ne prennent que le métro. J'aurais voulu m'asseoir avec les maires [Vaillancourt et Tremblay] mais ça n'a pas été possible. J'ai reçu une fin de non-recevoir. Alors, je vais demander à la ministre des Transports du Québec, Julie Boulet, d'intervenir. — La mairesse de Longueuil, Caroline St-Hilaire La mairesse rappelle qu'en vertu de l'entente de 2007 sur le partage du déficit du métro, la tarification prévoyait que la CAM était acceptée à la station de métro de Longueuil jusqu'en décembre 2011. Les demandes du maire de Laval Le maire de Laval déplorait depuis un an que les usagers du métro de la Rive-Sud puissent transiter par la STM en achetant une carte CAM au coût mensuel de 70 $, mais que les usagers du métro de Laval ne puissent en faire autant. Gilles Vaillancourt demandait que la STM harmonise les tarifs de Laval avec ceux de la Rive-Sud et refusait de verser ses contributions de 2 millions de dollars par an. Je n'ai jamais demandé que les gens de Longueuil soient mis au même niveau que Laval, j'ai demandé que les gens de Laval soient mis au même niveau que Longueuil. La décision de la STM, c'est de les mettre au même niveau que nous. — Gilles Vaillancourt, maire de Laval
La mairesse Caroline St-Hilaire rétorque que les Lavallois sont mieux servis en matière de transport en commun que les Longueuillois. « Nous n'avons qu'une station de métro; ils en ont trois. Nos installations sont vieilles de 40 ans et ne sont pas en voie d'être améliorées », affirme-t-elle. La mairesse, qui est en poste depuis le 1er novembre, déplore que, tout en pressant les citadins à prendre le transport en commun, on ne cesse de les faire payer davantage. Du côté de la STM... La STM affirme que cette hausse fait partie d'une plus vaste entente, dont les détails seront annoncés sous peu. Les maires de Laval, de Montréal et de Longueuil ont conclu l'entente en question, fait valoir la STM, qui s'étonne de la sortie de Caroline St-Hilaire. Console Audio-vidéo
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