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Montréal

Enquête Villanueva

Chronologie des minutes fatidiques

Mise à jour le mercredi 3 février 2010 à 23 h 06

Manifestation en opposition au policier Jean-Loup Lapointe en marge de l'enquête du coroner sur la mort de Fredy Villanueva

Manifestation en opposition au policier Jean-Loup Lapointe en marge de l'enquête du coroner sur la mort de Fredy Villanueva

Au deuxième jour de la reprise des témoignages des policiers dans l'affaire Villanueva, l'enquête du coroner arrive au coeur du drame qui a causé la mort de Fredy Villanueva, le 9 août 2008, dans l'arrondissement Montréal-Nord.

Le policier Jean-Loup Lapointe a raconté par le menu détail comment il en est arrivé à tirer des coups de feu lors d'une intervention qui ne visait, au départ, qu'à interpeller des jeunes qui jouaient aux dés.

Le jeune policier a décrit la scène qu'il avait surprise, avec sa collègue Stéphanie Pilotte, dans un stationnement près du parc Henri-Bourassa. C'est un appel qui avait incité les policiers à se rendre à cet endroit, où il y avait eu, par le passé, « des problématiques de drogue, de violence et de vols », selon les précisions fournies par l'agent Lapointe dans son témoignage.

Les deux policiers ont vu un groupe de cinq à six jeunes en train de jouer aux dés, avec de l'argent en billets. Cela constitue une infraction à un règlement municipal.

Jean-Loup Lapointe a expliqué que, parmi ce groupe, il a reconnu deux jeunes hommes associés, selon lui, à un gang de rue. Il s'agissait de Jeffrey Sagor Metellus et de Dany Villanueva. Le policier a spécifié qu'il ne connaissait ce dernier que de vue, tout en sachant qu'il avait des antécédents criminels.

Jean-Loup Lapointe clame qu'il n'avait pas le choix

Jean-Loup Lapointe a expliqué que Dany Villanueva n'a pas obtempéré quand il a voulu l'interpeller. Le jeune serait devenu agressif, forcant le policier à le projeter au sol. Dany Villanueva se débattait, frappant le policier et sa collègue.

Le policier Lapointe a ajouté qu'il a ensuite vu quatre individus se diriger vers lui alors qu'il était coincé au sol, et que c'est au moment où il a vu une main se diriger vers son arme qu'il a décidé de faire feu.

L'enquête publique du coroner sur les causes et les circonstances entourant la mort de Fredy Villanueva est présidée par le juge André Perreault, de la Cour du Québec.

Une manifestation contre le policier Lapointe

Entre-temps, des manifestants ont exprimé leur soutien à la famille Villanueva devant le palais de justice, mercredi midi.

La Coalition contre la répression et les abus policiers (CRAP) et d'autres organismes ont dénoncé le fait que le policier Lapointe soit autorisé à porter son arme et qu'il bénéficie des services de gardes du corps, des « privilèges » auxquels il ne devrait pas avoir droit, selon les manifestants.

Parmi les dizaines de personnes présentes dans la salle d'audience en matinée, une vingtaine de ces manifestants arboraient des chandails à l'effigie de Fredy Villanueva.

Radio-Canada.ca avec Presse canadienne

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