Logo Radio-Canada
Montréal

Raffinerie Shell

Le plaidoyer de Gilles Duceppe

Mise à jour le jeudi 28 janvier 2010 à 15 h 37

Raffinerie Shell à Montréal-Est.

Raffinerie Shell à Montréal-Est.

Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, transporte jusque sur la scène politique fédérale la bataille visant à empêcher Shell de fermer sa raffinerie de Montréal-Est.

Jeudi, le chef bloquiste a pressé le ministre Christian Paradis d'appuyer de tout son poids pour convaincre la pétrolière de renoncer à son projet de fermeture.

Pour Gilles Duceppe, Christian Paradis est bien placé pour jouer ce rôle puisqu'il est ministre fédéral des Ressources naturelles et ministre responsable de la région de Montréal.

Gilles Duceppe était accompagné du président du Syndicat des quelque 520 employés de la raffinerie, Jean-Claude Rocheleau.

La pétrolière compte cesser ses activités de raffinage à Montréal-Est en avril prochain. Jean-Claude Rocheleau fait valoir qu'il importe de trouver un acheteur rapidement, puisque les installations d'une raffinerie se détériorent rapidement lorsqu'elles ne sont pas utilisées.

Mobilisation pour sauver la raffinerie de Shell

L'appel de Gilles Duceppe survient après que le gouvernement Charest eut lui-même réclamé de la pétrolière Shell qu'elle retarde au 1er juin la fermeture de sa raffinerie de Montréal-Est.

Le gouvernement du Québec espère qu'un tel report donnera le temps à d'éventuels acquéreurs de se manifester.

Les ministres Clément Gignac et Nathalie Normandeau ont envoyé une lettre à la pétrolière dans laquelle ils lui demandent de s'engager publiquement à surseoir au démantèlement de la raffinerie.

Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, a qualifié cette initiative d'encourageante pour l'économie de l'est de la métropole.

La Ville de Montréal appuie le Groupe de mobilisation de l'Est qui travaille notamment à soutenir les activités de ce secteur de Montréal reconnu pour son expertise en pétrochimie.

Le dossier de la raffinerie Shell est prioritaire pour l'Est de Montréal, a rappelé le maire Tremblay, qui souhaite aussi voir l'émergence d'autres initiatives.

La priorité est d'identifier des acheteurs possibles, mais aussi de diversifier l'économie de l'Est de Montréal, indépendamment de ce qui arrivera avec Shell.

— Le maire de Montréal, Gérald Tremblay

Rappel des faits

Le 7 janvier dernier, Shell annonçait son intention de fermer sa raffinerie pour la convertir en terminal. Sur les 550 employés, environ 30 garderaient ainsi leur emploi.

Console Audio-vidéo