Cols bleus (archives)
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La décision de l'arbitre dans le dossier des pompiers pourrait servir de modèle à l'administration Tremblay dans le litige l'opposant à ses cols bleus.
L'administration Tremblay prépare le terrain pour reprendre les négociations avec ses 6000 cols bleus, alors que la grève tournante de ces derniers se transporte dans l'arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, jeudi.
Selon le directeur des relations professionnelles de la Ville, Jean-Yves Hinse, la clé pour dénouer les négociations est entre les mains d'un arbitre. Plus précisément, l'arbitre du ministère du Travail auquel ont recours les pompiers et les policiers pour faire avancer leurs propres pourparlers.
C'est que, outre les cols bleus, ni les pompiers ni les policiers de Montréal n'ont encore renouvelé leur contrat de travail.
Jean-Yves Hinse s'attend à ce que l'arbitre rende sa décision d'ici un mois dans le cas des pompiers. La décision touchant les policiers devrait suivre. « par la suite, on va tenter de conclure une entente avec les employés cols bleus, explique Jean-Yves Hinse. On va probablement s'inspirer de la décision qu'aura prise l'arbitre dans le dossier des pompiers », dit-il.
La Ville a suggéré un cadre financier à l'arbitre en vertu duquel Montréal offrirait des augmentations salariales rétroactives de 0 % en 2007, 2 % en 2008 et 2 % en 2009.
La Ville soutient que les demandes des cols bleus feraient un trou de 35 millions de dollars dans son budget.
Le montant de 35 millions de dollars équivaut à une hausse de taxes de 1,4 % pour les citoyens montréalais. La question est de savoir si les citoyens sont prêts à voir majorer encore leur compte de taxes?
Les cols bleus sont sans contrat de travail depuis deux ans et demi. Afin de faire pression sur la Ville de Montréal, ils ont enclenché lundi une série de grèves tournantes s'échelonnant sur 40 jours.
Chacun des 19 arrondissements montréalais fera donc les frais de ces moyens de pression, à raison de deux jours de grève par arrondissement.
Durant ces grèves éclair, les cols bleus boudent la collecte des ordures ménagères et celle des matières recyclables. Ils refusent également de dégager et de déblayer la neige. Or jusqu'ici, la météo clémente avait fait en sorte de minimiser les désagréments des grèves tournantes.
Toutefois, la neige toute fraîche qui est tombée à Montréal ne devrait pas passer inaperçue dans l'arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, frappé à son tour, jeudi, par ces moyens de pression.