Qui veut acheter la raffinerie?

Raffinerie Shell à Montréal-Est. Raffinerie Shell à Montréal-Est.

L'enjeu est de taille pour Montréal-Est: il faut trouver un acheteur pour la raffinerie Shell, et vite.

Branle-bas de combat à Montréal-Est, où élus et travailleurs tentent de trouver un acheteur pour la raffinerie Shell, dont la fermeture a été annoncée le 8 janvier.

« Chaque jour minimise nos chances », dit le maire de Montréal-Est, Robert Coutu, près de deux semaines après que Shell eut annoncé la fermeture de sa raffinerie.

Afin d'éviter pareil dénouement, des politiciens municipaux, provinciaux et fédéraux, de concert avec des travailleurs de Shell et des responsables de développement économique, ont tenu une rencontre jeudi, à Montréal-Est.

Les membres de ce comité de relance réclament de la pétrolière qu'elle révise, ou encore reporte, sa décision de transformer la raffinerie en terminal. Une transformation qui aura pour effet d'éradiquer plus d'un millier d'emplois directs et indirects à Montréal-Est.

Nicole Léger, députée de Pointe-aux-Trembles Nicole Léger, députée de Pointe-aux-Trembles

Le groupe de pression insiste pour dire que la raffinerie est rentable et que le Québec ne doit pas la perdre.

Nicole Léger, députée du Parti québécois dans Pointe-aux-Trembles, demande au gouvernement du Québec de faire preuve d'initiative afin de sauver la raffinerie.

« Le Grand Prix de Montréal, on l'a sauvé pour 75 millions de dollars! Ce sont 200 millions de dollars qui sont en jeu ici. Peut-être le gouvernement Charest peut-il sauver ces 200 millions? » — Nicole Léger, députée du Parti québécois dans Pointe-aux-Trembles

En taxes, la raffinerie Shell apporte cinq millions de dollars par année à Montréal-Est. Cela représente 15 % du budget de la municipalité, reconnue pour son expertise en pétrochimie.

Pour l'ensemble de la métropole, la fermeture de la raffinerie signifiera la perte de retombées de plus de 200 millions de dollars.

Manifestation à Lévis

Des manifestants se font entendre à Lévis Des manifestants se font entendre à Lévis

Quelques dizaines de manifestants ont profité de la tenue d'une rencontre sur l'avenir économique du Québec, à Lévis, pour presser le gouvernement Charest d'agir dans ce dossier. « On ne demande pas au gouvernement d'acheter la raffinerie, a plaidé Daniel Cloutier du Syndicat des communications et du papier, mais on croit qu'il peut jouer un rôle important pour la sauver. »