Hôpital du Suroît
L'Hôpital du Suroît, à Valleyfield, n'a plus qu'un seul chirurgien orthopédique pour desservir une population de 200 000 habitants. Avec l'arrivée de l'hiver et son lot de chutes, l'établissement ne peut plus garantir des soins adéquats pour sa clientèle.
L'établissement de Valleyfield ne dispose que d'un seul chirurgien orthopédique pour desservir une population de 200 000 habitants, et ce, avec l'arrivée de l'hiver et son lot de chutes.
Pendant 20 jours, en décembre et janvier, l'hôpital n'offrira pas de service orthopédique. Il devrait y avoir quatre orthopédistes à temps plein dans cet hôpital, mais il n'y en a plus qu'un présentement.
« Toutes les pathologies urgentes, donc les gens qui vont avoir des fractures, des infections urgentes nécessitant les soins d'un orthopédiste de façon urgente, on n'a aucune place. On ne sait pas quoi faire avec eux autres, on est à court de ressources », explique le Dr Bernard Jr Richard, chef du service d'urgence à l'Hôpital du Suroît.
Le Dr Bernard Jr Richard, chef du service d'urgence à l'Hôpital du Suroît.
Mme Denise Latulipe, 75 ans, a fait une mauvaise chute et s'est fracturé la hanche. « C'est long, ne pas être opéré. Je ne peux pas rester avec le mal de même, je vais être bien trop faible », témoigne-t-elle.
Tout a commencé en 2008 avec le départ à la retraite des deux seuls orthopédistes. Depuis, l'Hôpital du Suroît a conclu des ententes précaires avec d'autres établissements, mais l'arrivée d'un nouvel orthopédiste en septembre a mis fin aux ententes.
« C'est clair pour nous que l'orthopédiste ne peut pas suffire à absorber 200 000 de population », dit Dr Bernard Jr Richard.
Les orthopédistes proposent de bâtir une équipe régionale de sept ou huit chirurgiens, non pas au Suroît, mais à l'Hôpital Anna-Laberge de Châteauguay.
« Nous, on favorise les grandes équipes. C'est cette tendance-là qu'on veut instaurer. On veut favoriser le travail en équipe. On veut favoriser le partage des connaissances pour le bénéfice des malades et pour le bénéfice de la santé du chirurgien également », affirme Dr Jacques Desnoyer, président de l'Association des orthopédistes du Québec.
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Une solution qui ne serait pas pratique, selon le Dr Bernard. « Le débit et la quantité de patients en orthopédie qu'on voit ici est [sic] beaucoup trop élevé à mon avis pour que tout ce qui se passe à Valleyfield se retrouve à Châteauguay », souligne-t-il.
Mais le vrai problème, c'est qu'il y a une sérieuse pénurie d'orthopédistes dans plusieurs régions du Québec. Le ministère de la Santé et les agences en sont conscients et avouent que pour l'instant les solutions ne sont pas simples.