« Pas de pétrole sale à Montréal »

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Le projet Trailbreaker consisterait à faire entrer, au Québec, du pétrole provenant des sables bitumineux de l'Alberta, plus précisément de la société Enbridge. Une partie du pétrole serait raffinée à Montréal-Est; une autre partie serait exportée aux États-Unis.

Un projet d'oléoduc qui amènerait 200 000 barils de pétrole albertain chaque jour au Québec soulève la colère d'environnementalistes. Une manifestation d'opposition au projet s'est tenue, lundi, à Montréal.

La Commission de protection du territoire agricole a de plus approuvé la construction d'une station de pompage à Dunham, dans les Cantons de l'Est, pour une autre portion de ce projet.

Les environnementalistes sont contre. Et dans la foulée de ce mouvement d'opposition, une trentaine de personnes ont manifesté devant les bureaux du premier ministre Jean Charest à Montréal, lundi.

« Pas de pétrole sale à Montréal », scandaient les manifestants.

Certes, Québec a mis en veilleuse le projet Trailbreaker. Mais les environnementalistes craignent qu'il ne soit approuvé à la pièce, en catimini. Et, en ce sens, l'approbation de la construction de pompage de Dunham alimente les inquiétudes.

« Ça se fait en douce parce que ça se fait approuver par petits morceaux sans que les gens s'en rendent compte; et on va se réveiller un matin et le pétrole va couler par Montréal et on n'aura plus rien à dire. » — Kawina Robichaud, membre du Mouvement pour une justice climatique

À Dunham, des résidents ont reçu l'appui du maire pour bloquer le projet.

Les environnementalistes voient une contradiction entre les promesses de réduction des émissions de gaz à effet de serre du gouvernement Charest et l'arrivée possible du pétrole albertain en sol québécois.

D'après un reportage de Louiselle Lévesque